Le sanglier, Myriam Chirousse

Présentation de l’éditeur :

Le sanglier« Ils se taisent. L’habitacle de la voiture se remplit d’un grésillement presque inaudible de grognements muselés, semblable au bruit blanc exaspérant des acouphènes. Il regarde droit à travers le pare-brise et elle sur le côté, par la vitre. Ils sont encore dans le parking, à attendre que la voiture de devant s’engage dans le rond-point. La circulation est dense, c’est samedi matin. »

Christian et Carole vivent dans une vieille bicoque délabrée et isolée. Une fois par mois, ces néo-ruraux, vivant « loin de tout » sur le Plateau, prennent la voiture pour faire leurs courses dans la zone commerciale la plus proche. À partir de rien, ce jour-là, tout part de travers.

Vingt-quatre heures dans la vie d’un couple.

 

 

Ce couple, c’est Christian, qui « préfère la compagnie des arbres à celle des humains », et Carole, spécialiste des choix par défaut. Ce samedi-là, comme d’habitude, Christian et Carole montent en voiture et prennent la direction du centre commercial. Mais rien Lire la suite

Les journalistes se slashent pour mourir, Lauren Malka

Présentation de l’éditeur :

malkaInternet a-t-il tué le journalisme ?

À l’heure de la révolution numérique, le journalisme vit des bouleversements profonds. Faire simple, faire court et, de préférence, « faire anglais » via les hashtags et les tweets, dans une langue friendly, tel semble être le credo du nouveau journaliste.

Google, en formatant à l’extrême le contenu des articles, fait-il réellement peser une menace sur l’identité de la profession ? Le journalisme héroïque, libre et engagé, à la manière d’Albert Londres, a-t-il vécu ? Ou atteint-on aujourd’hui le stade ultime d’une évolution à l’œuvre depuis les origines d’un métier dont l’objectif principal est d’être lu par le plus grand nombre ? Enfant de Kessel et du Web, Lauren Malka déconstruit les nombreuses mythologies qui s’attachent à une vision souvent idéalisée de cette profession qui n’a sans doute pas fini de se réinventer.

 

Nous vivons une époque étonnante. Ce n’est plus sa carte de presse mais son code wifi que brandit le journaliste, cet « enfant mal élevé qui se croit tout Lire la suite

Pour qui écrivez-vous, Valentine Goby ?

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Valentine Goby est née en 1974.

En cette rentrée littéraire paraît Un paquebot dans les arbres (Actes Sud), son neuvième roman en littérature générale.

Elle écrit également pour la jeunesse.

 

 

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Vous qui avez d’abord publié en littérature générale, comment êtes-vous arrivée à la littérature jeunesse ? Lire la suite

L’insouciance, Karine Tuil

Présentation de l’éditeur :

l insoucianceDe retour d’Afghanistan où il a perdu plusieurs de ses hommes, le lieutenant Romain Roller est dévasté. Au cours du séjour de décompression organisé par l’armée à Chypre, il a une liaison avec la jeune journaliste et écrivain Marion Decker. Dès le lendemain, il apprend qu’elle est mariée à François Vély, un charismatique entrepreneur franco-américain, fils d’un ancien ministre et résistant juif. En France, Marion et Romain se revoient et vivent en secret une grande passion amoureuse. Mais François est accusé de racisme après avoir posé pour un magazine, assis sur une œuvre d’art représentant une femme noire. À la veille d’une importante fusion avec une société américaine, son empire est menacé. Un ami d’enfance de Romain, Osman Diboula, fils d’immigrés ivoiriens devenu au lendemain des émeutes de 2005 une personnalité politique montante, prend alors publiquement la défense de l’homme d’affaires, entraînant malgré lui tous les protagonistes dans une épopée puissante qui révèle la violence du monde.

 

 

Plus un livre m’embarque, moins bien j’arrive à en parler. J’avais beaucoup, beaucoup aimé le précédent roman de Karine Tuil, L’invention de nos vies (2013). L’insouciance est encore plus fort, encore plus grand.

 

Ce roman est un monde. La question identitaire, l’un des sujets de prédilection de l’auteur, s’y trouve en bonne place. Le roman s’ouvre sur Lire la suite

« Je vais m’y mettre » : le roman d’un premier roman

Florent Oiseau

 

 

Je vais m’y mettre, le premier roman de Florent Oiseau, 25 ans, paraît en cette rentrée littéraire aux éditions Allary.

Avec l’humour qui caractérise son livre, il nous a fait partager, il y a quelques semaines, le roman de ce premier roman.

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Comment est né Je vais m’y mettre ? Lire la suite

Je vais m’y mettre, Florent Oiseau

Présentation de l’éditeur :

JE-VAIS-MY-METTRE--tt-width-326-height-468-lazyload-0-crop-1-bgcolor-ffffffFred, la petite quarantaine, surfe sur l’écume des jours. Après des années à enchaîner jobs alimentaires et périodes de chômage, il a renoncé à faire carrière. Il passe désormais ses journées à dormir, manger des Knacki devant les émissions de Sophie Davant et boire des demis au bistrot du coin en attendant l’amour.

Jusqu’au moment où il découvre qu’il arrive en fin de droits, et que ses maigres allocations disparaîtront bientôt. Il n’a plus le choix : il doit s’y mettre. Un emploi salarié ? Il n’en trouvera pas. Mais des ennuis, oui. Fred, par paresse ou naïveté, a une fâcheuse tendance à se laisser glisser dans les embrouilles…

De Paris à Malaga, Je vais m’y mettre nous embarque pour une série d’aventures drolatiques en compagnie d’un personnage aussi attachant que désabusé. Une comédie d’aujourd’hui où, derrière les éclats de rire, se dessine le devenir de la génération précaire.

 

Fred a un humour bien à lui. Quand une fille se plaint qu’on ne peut rien construire avec lui, il répond qu’il n’est pas maçon Lire la suite

89 mois, Caroline Michel

Présentation de l’éditeur :

89 mois« J’ai trente-trois ans, ça y est. A quarante ans et des poussières, mon corps sera hors jeu. Il me reste donc sept grosses années pour faire un enfant, soit quatre-vingt-neuf mois. Un chiffre minuscule. A peine deux mille sept cents jours. Que peut-on faire en deux mille sept cents jours ? Rien. J’en ai déjà mis cinq à construire trois meubles Ikea. »

 

Jeanne, célibataire, contrôleuse de train sur la ligne Paris-Auxerre, n’a qu’une obsession : devenir maman avant que le temps la rattrape. Elle a fait une croix sur le couple, il lui faut simplement un géniteur. Sa décision ne fait pas l’unanimité auprès de ses amis, et, même si parfois elle doute, elle est déterminée à surveiller son cycle, à provoquer les rencontres, à boire des potions magiques et à lever les jambes après chaque rapport, sait-on jamais.

 

Avec ce premier roman, empreint d’humour et de tendresse, à la fois jubilatoire et émouvant, Caroline Michel pose la question des choix intimes dans une société conformiste. Une nouvelle voix de la littérature féminine, d’une spontanéité rafraîchissante, avec laquelle il faudra désormais compter.

 

La narratrice est une jeune femme de son temps : son bonheur se mesure à l’aune de celui des autres. Alors, quand l’entourage de Jeanne se met à faire des bébés, elle en a envie aussi. Qu’elle soit célibataire n’est qu’un détail : c’est d’un Lire la suite