La leçon d’allemand, Siegfried Lenz

Dans une maison de redressement, en 1943, un jeune garçon, Siggi Jepsen, rend copie blanche à une rédaction sur le thème des « joies du devoir ». Il sera puni.

Mais s’il n’a rien écrit, ce n’est pas faute de matière ; au contraire, il aurait même eu beaucoup à dire, mais il a passé le temps consacré à la rédaction à penser à tout ce que le thème lui évoquait. Car Siggi est le fils d’un policier sous Hitler, qui accomplissait avec joie son devoir, même quand celui-ci le faisait aller à l’encontre de ses amitiés ou de son bon sens…

La punition consiste à rester enfermé jusqu’à ce que la rédaction soit effectivement produite. Dans sa cellule, Siggi noircira plusieurs cahiers…

 

1943 est l’année de la désertion de l’armée allemande par Siegfried Lenz. La leçon d’allemand, publié en Allemagne en 1968 et en France trois ans plus tard, a connu un grand succès et une adaptation pour la télévision. Siegfried Lenz, né en 1926 en Prusse orientale rédacteur au journal Die Welt, s’est engagé politiquement en faveur de l’Ostpolitik de Willy Brandt, aux côtés notamment de l’écrivain Günter Grass, auteur du formidable Tambour. Le jeune Siggi lui ressemble certainement beaucoup…

Toujours est-il que ce roman, plein de finesse et de force, apporte sur l’Histoire un point de vue personnel qui ne laisse pas indifférent.

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Une réflexion sur “La leçon d’allemand, Siegfried Lenz

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