Trois dollars, Elliot Perlman

A 38 ans, Eddie affiche tous les critères d’une vie réussi : après des études remarquables, il fait un métier passionnant, a épousé Tanya, qui lui a donné une petite fille, Abby, et tous trois vivent heureux dans un pavillon de Melbourne. Pourtant, un matin (et c’est par là que débute le roman), on le trouve seul sur le quai d’une gare, avec en tout et pour tout trois dollars en poche. Comment a-t-il pu en arriver là ? Pour le comprendre, il faut revenir à l’enfance d’Eddie, et à ses jeux avec la blonde Amanda, qui l’a quitté pour des questions d’argent et qu’il a ensuite recroisé tous les 9 ans et demi…

Ce roman aborde un thème très actuel : comment un homme peut tout perdre, ou presque, et ce quasiment du jour au lendemain. Il réveille en nous les mêmes questions que les reportages sur le sujet : cet homme-là est-il un looser ? Aurions-nous fait mieux à sa place ? Où aurions-nous pu être lui ?

Perlman utilise à merveille l’ironie et la tendresse ; ses personnages, très attachants, sont particulièrement creusés. Les pages de Trois dollars, qui parlent d’argent et de rêves – que l’on tente de réaliser ou auxquels on renonce -, de justice sociale et d’estime de soi, renferment aussi un discret message d’espoir en l’homme et en monde plus honnête

Trois dollars est le premier roman de l’Australien Elliot Perlman, doublement primé en Australie en 1998 ; il n’a été traduit qu’en 2007, après la parution du remarqué « Ambigüités ». Et est, du coup (coïncidence ?), sorti en France en même temps que démarrait la crise…

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