Le bureau vide, Frank De Bondt

Après avoir appris qu’il n’aurait pas le poste qu’on lui avait promis, Marc Deleuze, directeur des ressources humaines de la Maison, voit son bureau se vider progressivement. On démonte jusqu’à la porte : ne reste plus qu’une chaise dans le bureau vide. Un mémo interne demande à ce que ses collaborateurs fassent comme si Marc Deleuze ne faisait plus partie du personnel. Rares sont donc ceux qui osent passer la tête dans l’encadrement de la porte – qui n’est plus là –  pour dire bonjour.

Marc Deleuze décide de résister. Il met un point d’honneur a arriver tous les jours de bonne heure, souriant et rasé de près, comme avant. Et, naturellement, il gène

La Maison ressemble a toutes les grandes entreprises, avec ses chuchotements, sa diplomatie, sa cantine. C’est selon moi ce qui fait à la fois la force et la faiblesse du très court roman de Frank De Bondt, à l’écriture par ailleurs très agréable. Car quiconque a fréquenté ou fréquente le monde impitoyable de l’entreprise s’y retrouve, certes.

Mais ce traité de résistance (dont certains aspects m’ont rappelé Les heures souterraines de Delphine de Vigan) se révèle frustrant : j’aurais aimé en savoir plus sur le narrateur, sur sa vie, sur ses supérieurs, ses collègues…Il y en a à peine assez pour que l’imagination se mette en route. Bien sûr, l’isolement forcé de Marc Deleuze est très bien dépeint, mais… rien ne bouge. Et si je conçois bien qu’il en soit ainsi pour le narrateur, en tant que lectrice, j’en aurais voulu davantage. D’autant que j’avais été mise en appétit avec les anecdotes croustillantes sur la vie de bureau qui ont permis à quelques internautes de gagner des exemplaires du bouquin

Quoi qu’il en soit, j’ai passé avec Le Bureau vide un agréable moment de lecture, et pour cela je remercie Actualitté et les éditions Buchet-Chastel (car ce livre, je l’ai gagné !).

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2 réflexions sur “Le bureau vide, Frank De Bondt

  1. Pensée du jour : Je me disais que c’était très pratique et riche que tu fasses des renvois vers des livres, auteurs ou autres posts. Cela devait être le cas dès le début du blog. Celui-ci étant de plus en plus dense, je ne le remarque et l’apprécie qu’aujourd’hui. Bref, bravo !

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  2. Pingback: L’homme qui aimait trop travailler, Alexandre Lacroix | Sophielit

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