Prix Orange du Livre 2010 : la short list !

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A la conquête des femmes, David Frappart

5 questions à Benoit Jeantet

Ne donnez pas à manger aux animaux au risque de modifier leur équilibre alimentaire, Benoit Jeantet

Voilà un livre à la couverture et au titre amusants. Non, intrigants serait plus juste.
« Ne donnez pas à manger aux animaux au risque de modifier leur équilibre alimentaire », a-t-on souvent vu titre aussi long ? Et afficher cette injonction sur un panneau planté devant un grillage…

C’est donc avec une certaine curiosité que j’ai entrepris la lecture de ce roman.

Il se passe en Ariège. Papa y mène une vie tranquille, loin de la civilisation. Et un jour arrive Arezki, et lui, ainsi que les préjugés qui accompagnent souvent la venue d’un étranger [préjugés devenant facilement inquiétudes, particulièrement à la campagne] viennent perturber l’agréable routine de Papa et de son entourage.

Premier choc (et pourtant, le mot d’introduction m’avait prévenue) : le style. Hachuré. Littéralement. Avec des phrases. Coupées en deux. En trois, en quatre. Ou en douze. Sans que je ne puisse comprendre. La logique de ce découpage (j’essaye ; et c’est d’ailleurs moins désagréable à écrire qu’à lire). J’arrête – cet extrait sera suffisamment éloquent :

« Lorsqu’à son tour il se mit à courir vers l’étable. Un sprint véloce. A peine rose à l’arrêt. Arezki crut bien que toute cette équipée sauvage. En fait de jantes chromées. Très vite allait virer au rouge mercurochrome. Et comme Papa déjà réapparaissait à l’improviste. De derrière le rideau noir de sa cache improvisée de magicien. Précédé d’un bruit de tondeuse à gazon. Au volant d’un engin étrange. Deux-places. Ce qui en tout nous faisait un curieux équipage. Bois tout étiolé et tôle acide. Musical et folklorique. » (page 87).

Bon, voilà. Cela m’a perturbé, même franchement dérangé. J’ai bien senti que c’était le but, alors au moins, c’est réussi. Mais heureusement que le livre n’était pas plus long (114 pages) : je n’aurais pas tenu plus longtemps.

Et c’est dommage, car il émerge de ces phrases une musique, la mélodie sort peu à peu du marasme sonore que l’on croyait distinguer d’abord. L’univers est intéressant, les personnages qui y évoluent sont attachants. Cela m’a évoqué de douces lumières, des personnalités fleurant bon le terroir, ou les vieilles chansons d’Eddie Mitchell, par exemple. Les faits sont aussi là, incontestables : les préjugés ont la vie dure, à la campagne plus qu’ailleurs, heureusement que parfois, les évènements permettent de rétablir sinon une certaine vérité, du moins une certaine justice. Ce texte pousse à la réflexion tout en évitant avec pertinence les lieux trop communs.

Au final, ce livre est inclassable. En première page, il est taxé de « Récit ». Face à un texte au titre si long, je choisis une caractéristique qui tient en un mot : musical.

Benoit Jeantet répondra aux questions de sophielit demain.

300 notes… et vous !

En un an, un mois et une semaine tout pile, c’est énorme. Mais ce qui est encore plus énorme, ce sont les 18 250 visites enregistrées sur cette période, dont 8 250 en 2010 (4 mois ½ seulement !).

Et à présent, j’en sais un peu plus sur vous (merci Google Analytics et Laura).

Vous arrivez majoritairement par les moteurs de recherche, en cherchant vos auteurs ou vos romans préférés, ou en quête d’un avis avant lecture. Vous venez aussi depuis Facebook, grâce aux liens que je poste sur la page du groupe Sophielit – le blog à chaque note, et depuis les sites/blogs qui relaient mes posts (jelistulisillit, paperblog, et aussi les blogs d’autres lecteurs ou d’amis auteurs).

Et surtout… pour un tiers d’entre vous, vous parvenez directement jusqu’ici ! Voilà qui me fait très plaisir ! Et vous êtes ceux qui restez le plus longtemps, vous promenant d’une page à l’autre.
Ce qui vous plaît le plus a priori ? Les livres qui font l’actualité, et les interviews d’auteurs.

Enfin, votre lieu de connexion : la France, pour une écrasante majorité. Mais aussi… 33 autres pays, parmi lesquels l’Allemagne (Charl ?), la Polynésie Française (M.-France ?), mais aussi la Belgique, les Etats-Unis, le Canada, la Suisse, l’Espagne, la Roumanie, l’Algérie, la Côte d’Ivoire, l’Iran, Israël, la Colombie, la Suède, la Finlande, la Nouvelle-Calédonie, la Chine, le Japon…

Je suis contente de mieux vous connaître. Merci pour tout.

L’homme de profil même de face, Charly Delwart

La longue nuit d’un repenti, Yasmina Khadra

L’invitation est rose !

Ça vous étonne ? C’est la remise du Grand Prix des lectrices de ELLE, après tout ! Le joli carton est arrivé en début de semaine, au moment où 120 des candidates à l’édition 2011 recevaient un courrier annonciateur de la bonne nouvelle, comme moi il y a un an.

 

Le secret sur les vainqueurs de cette 41ème édition sera levé vendredi 26 mai prochain, pour chacune des catégories qu’il nous a été donné de lire chaque mois : roman, document, policier.

 

Après l’agréable rendez-vous de la rencontre jurées-auteurs organisée dans le cadre du salon du livre (revoir la vidéo), la proclamation s’annonce comme un moment privilégié, festif, littéraire, féminin… J’ai hâte d’y être.

5 questions à Sarah Chiche

L’emprise, Sarah Chiche