Nouvelles d’ici et d’ailleurs, collectif

Non, ceci n’est pas de la publicité. Il s’agit d’un recueil de nouvelles comme un autre, à ceci près qu’il contient un texte de ma composition.

Le Prix Annie Ernaux est devenu en 2010 le Prix Nouvelles d’ici et d’ailleurs (voir le palmarès complet), remis par une autre grande dame de la littérature contemporaine française, la romancière Pierrette Fleutiaux.

Il s’agit d’un concours de nouvelles, lancé cette année autour du thème « Rendez-vous ». 260 textes ont été adressés aux organisateurs, arrivant de France, de Suisse, de Belgique…

Au total, des représentants de 24 départements français et de 12 pays francophones ont participé.

13 nouvelles ont été primées.

  

Je ne parlerai pas ici de chacune d’entre elles, je me contente d’évoquer les trois premiers prix :

« Bleu des mers du sud » (Valérie Robert), nouvelle lauréate, ouvre le recueil ; je n’ai pour ma part pas accroché au style de l’auteur, qui m’a très vite découragé (le comble, pour un texte court).

« Onde d’espoir » (Laurence Marconi) : voilà une nouvelle rédigée de main de maître, par une plume qui redonne à l’exercice ses lettres de noblesse. L’histoire de cette dame pipi d’aéroport, qui rêve des voyages qu’elle vit par procuration, happe le lecteur et ne le lâche plus jusqu’au retournement de situation final. Chapeau !

« Le Grand Départ » (Blandine Peneau-Liard) se révèle être une façon merveilleuse de parler d’un sujet compliqué – la maladie d’Alzheimer. Le narrateur en est atteint. Le lecteur, captivé, touche du doigt la réalité de cette maladie. Rien de médical, rien d’ennuyeux ici : juste de la douceur et de la finesse, de la poésie, presque, pour un exercice de style particulièrement réussi.

J’ajoute un mot sur « Petite amie » (Eric Reiffers), mon coup de cœur personnel, qui flirte avec le style, la noirceur et le grinçant de Roald Dahl, maître indétrônable du genre.

Et puis il y a « Rendez-vous manqué », nouvelle coup de cœur des libraires, l’histoire d’un homme à qui on a prédit la fin, avec une échéance de six mois. Un laps de temps dont son épouse et lui décident de profiter au maximum. Sauf qu’au bout des six mois, la mort n’arrive pas…

Je n’en dis pas plus, car « Rendez-vous manqué » est ma nouvelle. Si vous avez l’occasion de la lire, votre avis sera le bienvenu !

Et si d’aventure le recueil vous intéresse…

Recueil « Nouvelles d’ici et d’ailleurs »

Edition 2009-2010 sur le thème « rendez-vous », contenant 13 nouvelles dont « Rendez-vous manqué », coup de cœur des libraires.

154 pages, 22 x 13 cm

Editions du Valhermeil

Recueil disponible au prix de 9,50 € à la Librairie Pierre Lecut, 2 rue de Stalingrad, 95 120 Ermont ou à cette même adresse par correspondance (9,50 € + 2,50 € de port, chèque à libeller à l’ordre de la Librairie Pierre Lecut).

Précision : les auteurs ne touchent rien sur la vente de ce recueil, les droits sont versés aux œuvres culturelles de la communauté d’agglomération.
Publicités

12 réflexions sur “Nouvelles d’ici et d’ailleurs, collectif

  1. Félicitation pour cette parution !
    Dommage que le recueil ne soit pas disponible plus facilement. Mais bon, comme ta présentation est alléchante, je vais craquer et le commander héhé !
    Bisous

    J'aime

  2. A mon tour de te féliciter pour ce « Coup de coeur des libraires ».
    Merci d’avoir apprécié ma « Petite amie » et d’en avoir fait ton coup de coeur personnel. Au plaisir de te croiser ou te lire lors d’un prochain concours.

    J'aime

  3. À toi Sophie, une critique en espoir sur ce recueil de nouvelles.
    Tout d’abord, je te confirme ma première impression : l’attribution des prix se révèle très aléatoire.
    Ce « D’ici et d’ailleurs » est un bon melting-pot de tous genres. En cela le recueil tient sa promesse, puisque y figurent, dans le désordre :
    – du Sentimental réaliste. Très belle nouvelle sur la communication du couple. Avec toutefois une maladresse selon la lectrice que je suis : la redondance des phrases encerclant le contenu des lettres de ce « Non bruit du monde ».
    – un CQFD, car l’auteur a reçu ce qui semble être le bon prix : celui de la controverse. Un petit bémol : le nom du prix lui-même n’est plus à la page. Exercice réussi par un
    macho d’auteur qui m’a fait jubiler. J’ai adoré ce superbe « retour de volée ». Tellement bien maîtrisé dans « Tenue de route ».
    – « Notre dernier rendez-vous » est remarquable en comparaison des 3 premiers prix. Le rythme du 1er§, survolé quasi aveuglement, m’a happée et je n’ai su résister à cette invite. L’évolution psychologique du personnage central respecte les codes. Malheureusement, la « valeur » de cette nouvelle est complètement caduque, par sa dernière phrase !!!!!!!!!!!
    – Avec cette « Onde d’espoir », l’originalité apparaît enfin dans ce recueil. La « chute » est excellente quoiqu’annoncée dans le titre ce qui fait de cette courte nouvelle une belle performance.
    – « Petite amie » te suit et là, stupeur : il y a 2 chutes, coup sur coup !!!!! Je ne me souviens plus, dans l’instant, avoir déjà lu une telle acrobatie. Pour moi, c’est à Eric Reiffers que devrait revenir le 1er prix.
    – En ce « Jour de Fête », l’auteur ne se connait pas très bien car il n’a pas besoin de marquer des …/…, ces 2 styles étant intelligemment différents.
    – La fin de mes remarques se situera sur « La terrasse »……. où nul coup de crayon n’a entaché quelque page. RAS. C’est fluide et solide : du bon boulot.

    J'aime

  4. Bonjour Sophie,
    J’espère n’avoir entaché ton blog par mon « manque de modération » quant au contenu général du recueil où ta nouvelle est publiée.

    Voici mon avis sur ta propre nouvelle. Mon objectivité, tu la connais déjà par d’autres de mes critiques.

    « Onde d’espoir » se laisse suivre par « Rendez-vous manqué ». Je serai donc un peu plus enquiquineuse avec toi, en mettant à ta connaissance les quelques à-côté d’une écriture efficace.

    Les émotions exprimées révèlent une profonde connaissance de l’humain. Le vocabulaire s’articule en renouveau à chaque situation. De fort bonnes descriptions étayent ta nouvelle. Mais au détour d’une phrase, le langage parlé réapparaît. Comme si tu n’étais plus consciencieusement imprégnée par ton style.

    Quand tu affirmes le diagnostic, qui est en même temps l’architecture de ta nouvelle : une erreur médicale, arrête-toi là : les 4 lignes suivantes peuvent en appauvrir l’impact.

    J’ai relevé dans le dernier §, 2 expressions redondantes autour de l’Inattendu. Comme si tu n’étais plus sûre de la puissance de tes mots, dans la phase finale de ton écriture.

    Simples détails pour ta nouvelle !

    Ton texte est plein de vie, au plus près de la réalité. Si tu voyais le nombre de « Bien Vu » que j’ai crayonné dans les marges !!

    TU AS PRIS UN EXCELLENT DÉPART. VAS-Y. FONCE……….

    J'aime

  5. Pingback: L’heure du bilan | Sophielit

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s