Mes @mis les bloggeurs #5 : A. de ‘Des heures oisives’

Depuis l’automne dernier, A. propose sur son blog Des heures oisives – le bien nommé – des réflexions à la manière dont Urabe Kenkô, un écrivain japonais du XIVème siècle, a consigné jour après jour notes, impressions, idées. Si le carnet est devenu blog, le ton personnel est là, l’absence de prétention aussi ; on parle ici notamment de philosophie et de textes fondateurs. Et, au détour d’une page, on tombe sur une chronique de roman et l’interview de son auteur.

De celui qui tient le blog, je sais peu de choses ; sur ses goûts en matière de lecture, j’en connais davantage. Après tout, l’une des premières notes annonçait la couleur : « Il en est des bibliothèques comme des hommes. Elles ne se donnent rarement qu’au prix d’un effort initial, d’un pas vers elles. » 

http://desheuresoisives.wordpress.com/

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1. Ton blog en quelques mots ?

Des Heures Oisives est un blog que j’ai créé dernièrement dans un but finalement assez égoïste : parler de choses qui m’intéressent. En gros, je parle beaucoup de littérature (notamment antique) et de philosophie (notamment chinoise). Les billets ne se présentent pas sous forme de dissertations : ce sont plutôt des bribes de réflexion. J’essaie d’adopter une forme plus libre, plus ouverte au dialogue. Parler de choses parfois un peu arides, oui, mais sous un angle plus facile, plus humain.

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2. Comment créées-tu l’interactivité sur ton blog ?

Il y a malheureusement – c’est vraiment un point que je déplore – assez peu d’interactivité sur mon blog. Mon lectorat, bien sûr, est limité par rapport à d’autres blogs plus populaires. Je publie toutes les réflexions qui me sont soumises, y compris celles dont je ne partage pas le point de vue. Je crois que le dialogue, le débat, l’échange d’idées est le principe même d’Internet.

Pour créer plus de vie, j’essaie de développer les collaborations (peut-être à la rentrée), les entretiens, etc. Il y a quelques semaines, j’ai publié un entretien avec Roger Bevand qui a suscité un certain intérêt chez les surfeurs. Je pense que c’est peut-être quelque chose à développer (mais j’avoue avoir assez peu de temps pour m’occuper de tout cela).

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3. Que devient ton blog pendant les vacances ?

Le rythme de mon blog étant assez lent (pas plus de trois articles par mois en général), rien ne change de ce point de vue durant l’été. Je vais peut-être seulement, pour le mois d’août, me plier aux circonstances et publier quelque chose sur les lectures estivales. Je crois que c’est tout un art de choisir un bon livre pour la plage.

Mais j’aimerais encore montrer que toutes les lectures sont possibles : pourquoi ne pas partir en vacances avec Montaigne ou Apulée ? Le but de mon blog, c’est peut-être aussi cela : montrer que ces auteurs « classiques » sont toujours nos contemporains. Leurs préoccupations sont, au fond, les mêmes que les nôtres. Ils parlent de choses qui nous concernent tous, tous les jours. Ils nous font rire, nous font réfléchir, nous font rêver.

En ce qui me concerne, je trouve beaucoup plus facile de traverser la vie en leur compagnie. Un peu comme Dante a eu besoin de Virgile dans sa Divine Comédie.

 

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4. Que lis-tu pendant ces vacances ?

 J’ai un peu de mal à me séparer des lectures qui me sont chères. Je lis, c’est vrai, très peu de nouveautés et je me contente bien souvent de relire mes chers classiques. L’été est pourtant une saison qui me semble propice aux découvertes. Je m’efforce donc, chaque année, de lire, sinon des nouveautés, du moins des auteurs que je ne connais pas encore.

Au mois de juillet, j’ai pu lire un très beau livre de Giani Stuparich, L’Île, aux éditions Verdier. J’ai également lu le roman de Irvin Yalom, Et Nietzsche a pleuré, que l’on trouve en ce moment sur les tables de beaucoup de librairies. C’est un livre que je n’ai pas aimé mais c’est important parfois de se voir confronter à des choses que l’on n’aime pas. Cela façonne les goûts.

Pour le mois d’août, je m’apprête à livre une partie des œuvres en prose de Hofmannsthal qui viennent d’être réunies au Livre de Poche (collection Pochothèque).

Et puis, j’ai toujours le projet, chaque été, de relire l’intégralité de La Recherche du Temps Perdu, mais je crois que ce ne sera pas encore pour ce coup-ci…

5. Quels sont tes projets de rentrée pour le blog ?

À la rentrée de septembre, j’aimerais mettre en place un partenariat avec d’autres blogs de tous horizons, voire avec des lecteurs, sur le thème de la « bibliothèque idéale » ou, pour reprendre une belle expression d’Yves Bonnefoy, sur « les livres qui comptent ». Quels sont les livres qui nous touchent au plus profond, qui nous bouleversent au point de changer notre rapport à nous-mêmes et au monde ? C’est, après tout, le seul but de la littérature.

Les contributions sont, bien entendu, les bienvenues (je profite de l’occasion pour faire une annonce auprès des lecteurs de sophielit) sous n’importe quelle forme : liste, texte, dissertation, voire – pourquoi pas ? – dessin, etc.

http://desheuresoisives.wordpress.com/

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2 réflexions sur “Mes @mis les bloggeurs #5 : A. de ‘Des heures oisives’

  1. Je viens de découvrir ce blog par l’intermédiaire de celui de Léa Jane et je suis heureux de découvrir cet univers sympathique. Surtout que c’est plutôt rare de voir quelqu’un citer Yoshida Kenkô! Bravo pour cet article très intéressant… qui m’a permis de découvrir encore un autre blog!

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