5 questions à Jean-Philippe Blondel

portrait de Jean-philippe Blondel

portrait de Jean-philippe Blondel

Né en 1964 à Troyes, Jean-Philippe Blondel enseigne l’anglais dans sa région d’origine.

Il a écrit une dizaine de romans, jeunesse ou adultes, dont « Accès direct à la plage » (2003), « Un minuscule inventaire » (2005) ou plus récemment « Le Baby sitter« (2010).

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« Je lis presque uniquement des romans, les autres genres ne m’intéressent pas. »

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1. VOUS ET la lecture ?

Je lis tout le temps, partout. Je lis environ 80 livres par an, presque uniquement des romans, les autres genres ne m’intéressent pas. Je ne suis pas sensible aux policiers, ni à la science-fiction.

J’achète en librairie, mais aussi sur Internet (pour les romans en anglais, j’habite en province et le choix est limité).

Je n’ai pas réellement d’auteur de prédilection, même si j’achète systématiquement Modiano, Audéguy, Desarthe, Paronuzzi, Zenatti, Benameur, Enard, Reverdy, Page, Ovaldé

J’emprunte aussi beaucoup à la bibliothèque, je me sers chez des amis. Je fais passer les textes que j’aime. J’en donne à la bibliothèque de ma ville, au CDI de mon lycée – ils sont rarement intacts.

Le livre électronique ne m’intéresse pas. Je me sers quotidiennement et compulsivement de l’ordinateur, mais j’ai besoin du contact du papier pour lire un roman. Lire sur écran me fatigue et m’ennuie.

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2. VOUS ET les livres ?

Les derniers livres lus : Mathias Enard « Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants », Philippe Fusaro « L’Italie si j’y suis », Del Amo « Le sel », le dernier Blas de Roblès…

Celui en cours : « France 80 » de Gaëlle Bantegnie.

A venir : Maylis de Kerangal « Naissance d’un pont », Claro « CosmoZ », Claudel « L’enquête » – et puis ensuite, je verrai. J’aime traîner dans les librairies et les bibliothèques, tourner et retourner les livres, lire les jaquettes, me décider pour un, le reposer, en prendre un autre…

Je réagis à la rentrée littéraire, parce que j’aime bien l’abondance de choix, mais les prix littéraires auraient plutôt tendance à servir de repoussoir – sauf quand il s’agit de prix de lecteurs, comme le Prix du Livre Inter par exemple.

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« Nous avons tous un mythe fondateur – le mien, c’est Kerouac et sa vieille Underwood. Ecrire, pour moi, c’est entendre le cliquetis des touches. »

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3. VOUS ET l’écriture ?

J’écris environ une heure par jour, tous les jours. Il faut simplement pour cela que je sois isolé, et quand on a deux filles de 9 et 12 ans et un boulot à temps complet, ce n’est pas toujours évident. Je m’isole sous le casque de l’iPod, et j’écoute en boucle le morceau que j’ai sélectionné pour coller à l’atmosphère du livre en cours.

Je n’écris que sur clavier. Nous avons tous un mythe fondateur – le mien, c’est Kerouac et sa vieille Underwood. Ecrire, pour moi, c’est entendre le cliquetis des touches.

Mes lectures influencent mon existence, mes pensées, mes rêves – et donc fatalement mon écriture. J’en suis très heureux. Certains disent qu’ils ne peuvent pas lire quand ils sont en train d’écrire, mais pour moi, cela signifierait la fin de la lecture…

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« J’aime bien qu’on me donne des idées de lecture détachées de l’immédiateté et de la nouveauté. »

4. VOUS ET Internet ?

Je ne tiens pas de blog, parce que je n’en ai pas le temps matériellement – mais je tiens un journal intime. Curieux, non ? Disons que l’intime reste intime.

J’ai un rapport très embarrassant avec Internet : j’y consacre beaucoup trop de temps et la première chose que je fais en me levant, c’est d’allumer l’ordinateur – et ça m’énerve. C’est une addiction.

J’aime beaucoup les blogs de lecteurs, je suis évidemment sensible à ce qui s’écrit sur mes romans (qui ne l’est pas ?). La seule chose que je regrette un peu, dernièrement, c’est une sorte de dérive vers la nouveauté et les services de presse. J’aime assez quand les bloggeurs/ bloggeuses font part de romans dénichés à la bibliothèque, ou de romans parus il y a quelques années. J’aime bien qu’on me donne des idées de lecture détachées de l’immédiateté et de la nouveauté. L’immédiateté et la nouveauté, je peux la trouver dans la presse.

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« Ecrire est ma vocation première… »

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5. VOUS ET vos projets ?

Je sors un « roman » (oui, avec des guillemets) chez Buchet-Chastel en janvier et il est en rapport direct avec mon activité « principale » (re-avec des guillemets) : je suis prof, j’adore ça, et ce texte est né de là. Il s’intitule G229.

Un nouveau roman ados sortira aussi en mars chez Actes Sud Junior, mais je n’ai pas encore trouvé le titre (je suis nul en titres).

Des invitations à rencontrer des élèves, il y en a beaucoup – je suis booké jusqu’en juin…. et cela rend la vie quotidienne assez complexe, mine de rien !

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7 réflexions sur “5 questions à Jean-Philippe Blondel

  1. Quelle merveille cet entretien, je buvais littéralement les réponses !!! On sent une passion pour la lecture, la transmission aussi… Ecrire seulement une heure pas jour et écrire comme il écrit, quelle chance !
    savoir qu’il vient sur nos blogs quand on lit ses romans, ça donne un petit frisson de plaisir !!!!

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  2. Dis donc monsieur Blondel, « Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants », « L’Italie si j’y suis », « Le sel », le dernier Blas de Roblès, « Naissance d’un pont », « CosmoZ », « L’enquête », c’est pas des nouveautés ptet ? ;o)

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