Festival America ’10 : Ce que je sais de Joseph Boyden

L’édition 2010 du festival America, c’était ce week-end à Vincennes. Quatre jours dédiés à toutes les écritures du continent nord-américain, des Etats-Unis au Canada en passant par Haïti, Cuba et le Mexique.

 

Y étaient conviées des stars comme Douglas Kennedy et Bret Easton Ellis.

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Moi, après avoir croisé jeudi soir Colin Harrison dans une librairie parisienne, j’y suis passée pour une seule raison : rencontrer Joseph Boyden dont j’ai tant aimé Les saisons de la solitude. Cela ne m’a certes pas empêchée d’aller écouter un brin de blues à l’espace Truman Capote ou d’aller fureter parmi les stands garnis de pavés (vous aussi, vous avez remarqué que les auteurs anglophones commettent dans l’ensemble des romans plus longs que leurs confrères français ?) et d’albums de bandes-dessinées.

Mais là n’est pas l’important. Voyez plutôt :

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Ce que je sais de Joseph Boyden

 

Il vit à la Nouvelle-Orléans, pourtant ses romans se déroulent dans le nord du continent… « Je retourne tous les ans dans le Grand Nord pour faire le plein d’histoires ». Tout s’explique.

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Tatoué notamment de plumes sur les avant-bras, ce Canadien est imprégné de la philosophie indienne de ses ancêtres. « L’homme blanc croit que le monde lui appartient, et qu’il peut le modifier à sa façon. Pour l’indien, c’est l’homme qui a besoin de son environnement. Est-ce que l’arbre, l’eau, une roche a besoin de l’homme pour vivre ? L’homme blanc imagine se situer tout en haut du totem, l’l’indien tout en bas… »

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Auteur de trois ouvrages (un recueil de nouvelles et deux romans), Joseph Boyden ne connaît pas l’angoisse de la page blanche. « Je ne pars pas à la recherche de mes personnages, ce sont eux qui viennent à moi. »

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Un festival littéraire est aussi l’occasion de s’entendre poser des questions auxquelles on n’a pas réfléchi, et qui amènent pourtant à des constats surprenants. « Avec les personnages d’Annie et Suzanne, je me dis que j’ai peut-être cherché à recréer le microcosme de la famille Cree. C’est une histoire universelle de racines. L’un des personnages est plus ancré que l’autre dans ses racines. Je me rends compte que j’ai fait la même chose, un duo semblable, dans Le chemin des âmes. »

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Les saisons de la solitude peut être considéré comme la suite du Chemin des âmes, pourtant Joseph Boyden se défend d’avoir une démarche littéraire globale. « Je n’ai pas de projet d’écriture global, les histoires viennent, c’est tout. Si j’avais le projet d’expliquer l’histoire de mon peuple à travers mes romans, je n’arriverais plus à écrire. »

La suite ? Joseph Boyden vient de terminer les biographies de deux personnages historiques canadiens, dont Gabriel Dumont, héros de la fin du XIXème siècle. « Quand je n’écris pas, je ressens un véritable manque. Quand j’écris et que je sais que c’est bon, les couleurs qui me viennent à l’esprit sont celles de l’automne, chaudes, le jaune, le rouge, l’orange. »

Les couleurs de l’illustration des Saisons de la solitude.

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Une réflexion sur “Festival America ’10 : Ce que je sais de Joseph Boyden

  1. Hello !
    J’y suis également allé le samedi, et franchement, quel beau festival ! Les conférences étaient vraiment intéressantes, enrichissantes. j’ai malheureusement manqué joseph boyden, puisque j’assistais au même moment à la projection de « le blues de katrina ».
    Mention spéciale à la lecture de McInerney par Emmanuelle Devos: exceptionnelle !
    en espérant un cru 2011 tout aussi riche

    J'aime

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