Groenland Manhattan, Chloé Cruchaudet

L’explorateur Robert Peary cherche en vain le Pôle Nord. Histoire d’avoir quelque chose à rapporter de son périple dans les glaces de l’Arctique, il fait monter à bord de son bateau 5 Esquimaux – dont le jeune Minik. A New York, ils deviennent des animaux de foire et, peu à peu, vont dépérir loin de leur environnement. Seul Minik survit à ce fossé culturel et, tiraillé entre ses racines et la nouvelle vie qui s’offre à lui, il va tâcher d’honorer la mémoire de ses pères.

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La version de ce drame que propose Chloé Cruchaudet, dont c’est le premier album, ne verse pas dans le scandaleux ni dans l’intrusif. Elle se contente de renvoyer une image inhumaine du comportement des hommes prêts à tout pour être reconnus et adulés de leurs pairs, et de démontrer les dommages collatéraux du sacrifice de la vie sur l’autel de la science.

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Très documenté, cet album touche par sa justesse. L’homme colonisateur n’est pas bien loin dans le rétroviseur, et la certitude de la supériorité de l’homme blanc est une réalité dans bien des endroits du globe.

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On ne sort pas indemne de cette bande dessinée qui pointe du doigt un aspect fort peu glorieuse de l’âme humaine.

 

 

 

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2 réflexions sur “Groenland Manhattan, Chloé Cruchaudet

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