5 questions à Edith

Après avoir longtemps oeuvré dans la publicité et écrit sous pseudonyme, Edith a publié en 2008 un OVNI, Le dico des gros mots cachés dans les mots, pour lequel elle a créé sa maison d’édition.

http://www.libre-et-ris-editions.com/ 

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« J’attends de l’auteur le style, et me fous du sujet. »

1. VOUS ET la lecture ?

Je ne suis pas une lectrice compulsive, bien des livres me tombent des mains, je lis peu. J’attends de l’auteur le style, et me fous du sujet. Si le livre est dépourvu de style et ne provoque pas chez moi l’émotion du phrasé, je le repose aussitôt. Lire la suite

Travailler moins pour lire plus, Alain Serres & Pef

 

Ceci est un livre d’enfants, mais pour adultes.

Livre d’enfants par son format, sa maquette, ses illustrations, ses textes courts, son langage.

Livre d’adultes par son message. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il était dans la sélection du Prix du Pamphlet 2010.

Sur l’île Turbin, on travaille tellement qu’on a le temps de rien ! Et surtout pas de lire… Mais un beau jour, les habitants de l’île décident de manifester : du temps, ils vont en réclamer à leur dirigeant, le roi Dontontairalenom… Lire la suite

Les vies extraordinaires d’Eugène, Isabelle Monnin

La quatrième de couverture de ce premier roman d’Isabelle Monnin, journaliste au Nouvel Obs, n’affiche que deux phrases : « Un père et une mère après la mort d’Eugène, six jours. L’un se perd dans une enquête, l’autre imagine les vies extraordinaires de son fils. »

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Il m’en a fallu plus pour me décider à lire ce livre. C’est finalement l’argumentaire de l’éditeur qui m’a convaincue :

« On sait peu de choses d’elle. Pas son prénom. Juste qu’elle a décidé de ne plus parler, « puisqu’il n’y a plus rien à dire », qu’elle coud le même modèle de pantalon en velours rouge dans toutes les tailles, de 6 mois à 102 ans, qu’elle surnomme ses parents Lucha mama et Dalaï papa et qu’autrefois elle imitait Bourvil pour le faire rire. De lui, on sait qu’il prépare le marathon de New York, qu’il est historien et qu’il s’est donné une mission : pour que sa compagne retrouve la parole, il doit faire le récit de l’histoire d’Eugène. Eugène est leur fils. Il est mort à l’âge de six jours. Lire la suite

Polo le clodo, Françoise Prêtre & Carole Boréal

Il faut un début à tout, et celui de la rubrique « jeunesse » de ce blog arrive avec ce billet – à deux semaines du Salon de Montreuil, cela tombe plutôt bien.

J’ai récemment découvert une jeune (une grosse année d’existence) maison d’édition pour enfants dénommée « La souris qui raconte », qui propose pour quelques euros des histoires à lire, à jouer ou à inventer. Lire la suite

5 questions à Habiba Mahany & Mabrouck Rachedi

 
 
 

(c) Pierre Terrasson

Frère et sœur, semblables mais différents, Habiba Mahany et Mabrouck Rachedi ont écrit à deux claviers La petite Malika, roman paru aux éditions Lattès en septembre dernier.

Mabrouck est déjà l’auteur du « Petit Malik » et de « Poids d’une âme », tandis qu’on doit à Habiba « Kiffer sa race ».

Ils se sont prêtés au jeu de l’interview croisée, qui révèle… leurs différences, autant que leurs points communs.

 

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Habiba : « Le livre est comme un bijou pour moi : donc pas d’annotations, ni de stabilo. Je le veux intact. »

Mabrouck : « J’ai un rapport tout à fait utilitaire au livre. C’est le support des mots et rien de plus, c’est pourquoi je n’ai aucun scrupule à le corner ou à l’annoter. » Lire la suite

Remise du Prix du Pamphlet 2010

Les remises de prix se suivent et ne se ressemblent pas…

Le prix du Pamphlet, kézako ?

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« Organisé par les Editions Anabet, le prix du Pamphlet est le premier prix de l’histoire du genre. Dès la première édition en 2006, les éditeurs Nathalie Guiot et David d’Equainville ont souhaité que ce prix indépendant valorise des prises de parole aussi variées que le sont les activités des jurés, et les lecteurs en général. De la philosophie au document, à l’anthropologie, le pamphlet est un genre en devenir. Lire la suite

Féroces, Robert Goolrick

feroces« Quand j’ai rencontré ces gens, j’ai d’abord trouvé qu’ils étaient beaux et brillants, et leur maison, magique. Puis j’ai commencé à les trouver ordinaires puis, pour finir, pitoyables. » (page 92)

C’est ce qu’écrit un ami des Goolrick un jour, dans un album photo, sous un cliché de la maison familiale.

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Qu’avons-nous là ? La quatrième de couverture évoque un roman, le premier de l’Américain Robert Goolrick. Pourtant, tout laisse à penser que l’on tient entre les mains sinon les mémoires de l’auteur, du moins un ouvrage très fortement inspiré de sa propre expérience – sinon, pourquoi avoir gardé jusqu’au patronyme ?

Et puis… ce n’est pas un roman. Plutôt une série de clichés, comme des cartes postales en noir et blanc, floues ou de mauvaise qualité, vieillies en tout cas, qui laissent donc apercevoir une réalité bien différente de la pose. Un constat. Douloureux. Car les Goolrick ne sont pas féroces : Lire la suite

Remise du Prix du Style 2010

« Sous le Haut patronage de Monsieur Jacques Legendre, Président de la commission de la Culture, de l’Education et de la Communication du Sénat, Monsieur Jean-Jacques Pignard, Sénateur du Rhône, Membre de la commission de la Culture, de l’Education et de la Communication du Sénat, vous convie à la remise du Prix du Style 2010, mardi 16 novembre 2010 à partir de 18h30 au Salon Pourpre du Palais du Luxembourg ». Lire la suite

No et moi, Delphine de Vigan

Quand j’ai démarré la lecture de « No et moi », rien n’a été plus urgent, plus vital que d’arriver au bout du livre.

Cela m’avait fait exactement la même chose il y a un an avec « Les heures souterraines », j’imagine donc que c’est ainsi, il faut bien l’admettre : la plume de Delphine de Vigan a cet effet-là sur moi.

Et c’est tant mieux.

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Présentation de l’éditeur :

Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies. Lire la suite