Houellebecq vs Despentes

Ce sont les deux noms les plus cités ces jours-ci. Mais ils désignent des personnalités et des styles si différents qu’on en a presque marre qu’ils soient constamment associés. Alors, s’il ne fallait en retenir qu’un, lequel serait-ce ?

Petit aperçu des « matchs » qui les opposent ou les ont opposés, pour se faire une idée.

 

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Goncourt : Houellebecq 1 – Despentes 0

7 voix pour « La carte et le territoire », 2 pour « Apocalypse bébé ». La sentence du prix littéraire français le plus prestigieux est sans appel. Reviendra-t-on sur les commentaires du lauréat (« Je pense que c’était nécessaire dans ma vie », « Si je n’avais pas eu le Goncourt, il y aurait eu beaucoup d’énervement », « c’est mieux pour la littérature et c’est mieux pour la France que j’aie le Goncourt ! »), ou sur la polémique liée au plagiat de Wikipedia ? Non.

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Renaudot : Houellebecq 0 – Despentes 1

Le Renaudot a été créé par des journalistes qui attendaient le verdict du Goncourt… et depuis, ce prix a la réputation de « réparer les erreurs de jugement du prix Goncourt ». Alors, Houellebecq aurait-il effectivement bénéficié d’une erreur de jugement ?

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Prix Trop Virilo : Houellebecq 0 – Despentes 1

Remis le 2 novembre dernier par le jury du Prix Virilo, le prix Trop Virilo 2010, qui récompense « la poussée de testostérone littéraire la plus vivace de l’année », est allé à Virginie Despentes. Commentaire des jurés, hommes et femmes ayant voté « en homme » et avec une moustache :

« Jusqu’à sa fin explosive, le roman tend à prouver que le seul moyen pour devenir pleinement femme, c’est d’emprunter les codes virils du mâle. »

« La carte et le territoire » faisait également parmi des ouvrages sélectionnés. Michel Houellebecq se voit attribuer une mention toute personnelle : l’ « accessit du prix de l’auteur dont le destin est d’avoir le Goncourt donc autant qu’il l’ait maintenant et qu’on ne nous fasse plus chier »

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Il y a aussi d’autres prix – le Femina, le prix du Style – pour lesquels les deux romans ont été sélectionnés, mais ont finalement été écartés avant le dernier tour.

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Accueil critique : Houellebecq 0 – Despentes 1

Au sujet d’« Apocalypse bébé », la critique est unanime ; au sujet de « La carte et le territoire », les avis sont partagés. Pourtant, les deux auteurs ont leurs supporters indéfectibles comme leurs farouches détracteurs. Mais c’est un fait : si le style Despentes divise et a toujours divisé, son dernier opus lui est fidèle. En revanche, le style Houellebecq en a déçu plus d’un dans son dernier roman – sans parler, là non plus, de la polémique.

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Ventes de cette rentrée littéraire : Houellebecq 1 – Despentes 0

« La carte et le territoire » s’était déjà écoulé à plus de 170.000 exemplaires avant la remise du Prix Goncourt… Qui fait vendre à 400.000 exemplaires en moyenne, contre moitié moins pour le Renaudot. Au classement Amazon, Houellebecq plafonne en tête, quand Despentes n’occupe que la 7ème place.

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Match des bloggeurs : Houellebecq 0 – Despentes 1

Price Minister avait, pour cette rentrée littéraire, organisé un match auquel 76 bloggeurs ont pris part. D’emblée, Despentes est plébiscitée, les 2/3 des participants choisissant de donner leur avis sur son roman plutôt que sur celui de Houellebecq. Et l’auteur d’ « Apocalypse bébé » emporte aussi la deuxième manche, avec 56% d’avis positifs (contre 50% pour Houellebecq).

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Résultats : Houellebecq 2 – Despentes 4

Au travers des 6 cas que j’ai choisi de considérer, de façon totalement arbitraire, Virginie Despentes est déclarée grande gagnante avec 4 points.

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Non mais !

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25 réflexions sur “Houellebecq vs Despentes

  1. Pour plagier Pierre Desproges : Houellebecq n’écrit pas que des conneries, il en dit.
    C’est avec une délectation sans nom que j’ai entendu le foutriquet s’exprimer sur les ondes de France Inter après la réception de son prix Goncourt.
    Tout participe à rendre écœurant ce personnage, véritable héros d’une époque régressive sans espoir. Incarnation héroïque d’une intelligentsia au service d’une pensée diarrhéique, aux concepts approximatifs et à la sensibilité désuète, Houellebecq s’exprime avec la même médiocrité que son écriture. « Plateforme » restera sans doute le point d’orgue de l’indigence littéraire en même temps que l’annonce d’un temps que nous avons découvert avec consternation : l’ère de la postmodernité dont le héraut restera Sarkozy.
    Il aime, ainsi que les médias qui lui servent de thuriféraires, se présenter comme « écrivain maudit ». Quelle affabulation, quelle prétention peut nourrir l’ego boursoufflé de cet écrivain ectoplasmique ? Quelle comparaison possible avec un Jean Genet, un Céline, un Sade voire un Drieu La Rochelle ou un Karl Kraus ?
    Ses productions écrites, plutôt que littéraires, sont truffées d’emphases redondantes et de dissonances stylistiques. Houellebecq use d’un abus forcené d’antépositions et s’octroie une tolérance coupable de verbes faibles. Son utilisation outrancière de verbes imprécis entraine des facilités conjonctives ; illustration de la carence intellectuelle du prosateur. La ritournelle des groupes ternaires, ajoutée à la cacophonie de qui/que/quand provoquent un état nauséeux à la limite du recours à l’utilisation du cortège pharmaceutique.
    Epargnons au lecteur averti le déchiffrage de son style monotone nous parvenant dans les bruits du monde comme un souffle glacé à travers la porte entrouverte du néant qu’il n’aurait jamais du quitter.
    Outre ce dénuement stylistique, l’inspiration de Houellebecq fleure bon le transit intestinal.
    …Houellebecq brode à l’infini sur la misère affective des pauvres types, sur la solitude des loosers. Au lieu de donner des couleurs à la puissance du désir masculin, comme l’aurait fait un Christian Laborde, l’auteur de « Plateforme » ne cesse de décrire des accouplements fatigués, des scènes de masturbation dépitée, des amours plates et misérables…
    Houellebecq est un iconoclaste de salon qui n’a de talent que l’odeur de la merde dans laquelle il trempe son pieu pour écrire ses histoires nombrilistes de pauvre type sans moral ni morale.
    Panégyriste du tourisme et des relations sexuels avec des enfants, ce fantôme du talent a cru que l’étalage de la turpitude forgée sur son âme crasseuse lui apporterait la légitimité. Bien lui en a pris. La légion des crétins bêlants a crié au génie. Les journalistes en quête de sensationnel ont encensé ce qu’ils ont vu être une bonne aubaine littéraire. L’ambiance dominante veut qu’on soit pour ou contre Houellebecq. C’est un faux choix, Houellebecq est inexistant. Peut-on raisonnablement être pour ou contre le vide ?
    Le couronnement du cuistre lui est donc venu d’une institution respectable et respectée par le gotha mondain : « le Goncourt ». Il aura fallu «1 minute et 29 secondes » pour le départager de ses concurrents à l’assaut du prix dont les ventes prolifiques décerneront au vainqueur le titre envié d’écrivain à succès. Houellebecq est donc devenu celui-ci, adulé des imbéciles dont le QI est comparable à celui d’un protozoaire. Ecrivain titré d’un système de prêt à penser, Houellebecq sera la mauvaise conscience à bon prix du bobo qui s’encanaillera à dire « vous avez lu le dernier Houellebecq ? Ravageur n’est-ce pas ? ».
    Houellebecq n’aura que traîner dans la merde des âmes boueuses en mal de transgression ; dont la sienne. Désabusé, mais calculateur, il a séduit, et c’est bien sur ce pouvoir de séduction qu’il serait souhaitable de s’interroger.
    Quel aura été l’influence hégémonique des maisons d’éditions dans l’attribution de ce hochet lucratif ?
    Contre l’avis général, il faudrait mettre fin à la production du pédant, c’est l’autre face de la tolérance. Un jour il faudra se battre pour l’interdiction du droit à la production de galimatias littéraire, comme jadis pour l’abolition de toute censure.
    L’ombre a précédé la production de Houellebecq, et elle le suivra. Houellebecq a été mort avant d’être vivant, et heureusement il retombera dans l’oubli.
    Chaque citoyen devrait pouvoir se réclamer d’un droit naturel à l’intelligence et donc, dans le pire des cas, revendiquer une allocation de soutien à la bêtise. En ce qui concerne le secours à Houellebecq, les preuves ne devraient pas être difficiles à réunir et participer à l’enrichissement de chacun.
    Nous savons tous que ce qui est exceptionnel mérite à peine de vivre, ce qui est banal ne mérite pas de mourir, M. Houellebecq est si banal qu’il ne mérite même pas de s’appeler Michel.
    A propos, je n’aime pas Houellebecq.

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  2. Les deux m’ont été proposés, et j’ai refusé… Je les lirai sans doute un jour, mais juste pour pouvoir dire « je l’ai lu », parce que je ne crois pas que j’aimerai ni l’un ni l’autre…

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  3. J’ai reçu hier de Flammarion le Houellebecq avec son bandeau rouge flambant neuf… je le lirai, mais comme toi, pas tout de suite.

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  4. HOUELLEBECQ, ROI DES « CONCIERGES EN REVOLUTION »

    Avec sa tête de pauvre type Houellebecq écrit des livres de pauvres types.

    Auteur d’une littérature minable écrite pour des minables qui l’adulent, cette face d’avorton a la plume rase, le verbe bas, la pensée vile.

    Houllebecq est le chantre des ratés. D’où son formidable succès.

    Dans ses livres il a placé sans complexe le Dupont sur un trône -celui de l’insignifiance mais peu importe, un trône est un trône à ses yeux- revendiquant le droit de faire régner la loi du commun -pour ne pas dire du rien du tout- sur les étagères les plus prisées des bibliothèques. Au nom de son air d’abruti.

    Chez Houellebecq les petits présentés comme des victimes de leur petitesse gagnent toujours du début à la fin : avec lui c’est la revanche des eaux troubles de la sexualité sur l’onde pure de l’esprit, le triomphe de la fosse des sentiments sur la verdure des sommets, la gloire du quotidien inepte sur l’intemporel vol de l’âme, la victoire des êtres médiocres et de leur oeuvres crasseuses sur les neiges éternelles de l’Art.

    L’époque étant comme on le sait à la totale dégénérescence littéraire, Houllebecq est le plus fameux de ses représentants.

    De ce déchet de notre civilisation en pleine dérive culturelle, on a fait une légende vivante.

    Roi des Dupont auxquels il s’adresse, Houllebecq est un produit marketing performant, inusable, réutilisable à chaque rentrée littéraire ! Il suffit juste de changer l’emballage de ses bouquins chaque année. Bref, la gloire des éditeurs. Pardon, des vendeurs de papiers.

    Houellebecq est un phénomène : chacune de ses apparitions télévisées est un événement.

    Dès que passe sur les écrans plats de la France attablée sa tête molle de vieux puceau frustré et libidineux, il fait chavirer le coeur des ménagères monoparentales ménopausées, miroiter des jours encore plus tièdes aux concupiscents concierges constipés, espérer un sirop de bonheur pseudo littéraire toujours plus vil et fade aux minus malades, comme lui, de leur existence de nabot.
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    Complément à l’article
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    Pour rappel, voici ,un extrait de l’interview par Vignale (texte numéro 509) au sujet de la littérature :

    Vignale – Quels sont les auteurs contemporains qui ont vos faveurs littéraires ? Houellebecq vous touche-t-il davantage qu’un Beigbeder, un Zeller ou un Moix ou bien vous ne lisez que les morts ?

    Raphaël Zacharie de IZARRA – Je suis fièrement inculte. Vierge de bien des influences mais non point sans avis. Je connais les titres et les têtes des écrivains actuels, mais guère plus. Rares sont ceux qui ont su me plaire avec leurs mots. Je possède une intuition étrange : je sais reconnaître un auteur de valeur sans ouvrir un seul de ses livres, juste en lisant sur ses traits. Car la Littérature transparaît sans fard sur la face des auteurs dignes de ce nom. Sur leur front, moi je la vois dans sa vérité. La Littérature ne m’échappe pas.

    J’ai l’oeil pour ces choses. Et lorsque je vérifie les écrits de l’auteur ainsi sondé, je constate que je ne me trompe jamais. Celui qui parle en auteur mais qui n’a pas l’éclat de la Littérature entre les deux yeux, je le sais avant même de lire sa première page.

    J’estime sans l’avoir lu que Houellebecq, s’il possède effectivement quelque plume (pour avoir survolé de très loin une ou deux de ses pages, je n’ignore pas de quoi je parle) manque singulièrement de hauteur ne serait-ce que parce qu’il a commis l’impudeur de montrer sa face aux caméras de télévision. Trivialité impardonnable pour un auteur digne de ce nom.

    http://izarralune.blogspot.com/2007/05/509-vignale-me-pose-dix-questions.html

    Raphaël Zacharie de IZARRA

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  5. @Liliba : en tant que modératrice du blog, je pars du principe que tout commentaire, s’il est argumenté, a le droit de ne pas être censuré par moi. Qu’en penses-tu ?

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  6. Je suis d’accord sur le fait que chacun puisse donner son avis et que chaque avis est respectable. Mais là, j’ai trouvé les propos un peu trop salés à mon goût !

    Pour le 1er comm : « iconoclaste de salon qui n’a de talent que l’odeur de la merde dans laquelle il trempe son pieu » entre autres, et même si ce texte est extrèmement bien écris et argumenté, je trouve qu’il va un peu loin dans l’insulte…

    QUand au second comm : « face d’avorton a la plume rase », « air d’abruti », et le pompon : « sa tête molle de vieux puceau frustré et libidineux »…

    Qu’on attaque le livre et la production littéraire ne me choque pas, mais là c’est à l’homme qu’on s’en prend, et ça me choque, oui ! Parce que je trouve qu’on doit avoir un minimum de respect pour autrui, même si on le l’aime pas…

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  7. je viens de lire les deux commentaires orduriers sur Houellebecq(dont j’admire le travail depuis le premier livre): au moins, Houellebecq, LUI, sait écrire.Je souscris tout à fait à l’avis de Liliba, et pour ceux qui connaissent bien l’oeuvre de H.(je pense en faire partie), ces 2 commentaires sont truffés d’inexactitudes grossières(et c’est surtout sur ce point que je m’interroge Sophie sur la place que tu leur a laissée ici:des arguments , oui, des contre – vérités , non!).je m’arrête là , ça n’en mérite pas plus…

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  8. Je vous rassure, je sais aussi juger sur pièce. Voilà ce que Houellebecq a écrit sur les hommes, entre autres abjections (sans aucun style qui plus est), ce qui reflète son état d’esprit et son incohérence :

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    LA MISERE DU MÂLE

    Sur le grand échiquier de la séduction les mâles sont devenus des limaces.

    Les mollusques quadragénaires ont pris leurs marques dans cette société de célibataires où rien ne dure entre Mars et Vénus. La concurrence pour l’incessante conquête amoureuse les rend pitoyables jusqu’à l’indignité : dans l’espoir de gagner les faveurs incertaines des femmes ces caniches épilés rampent, fléchissent le front, avalent la poussière, tous attributs masculins rentrés.

    C’est à celui qui passera pour le plus veule.

    Le grand gagnant sera celui qui se montrera le plus mielleux, convenu, effacé, lisse auprès de la femelle convoitée qui lui octroiera la récompense suprême : un collier de toutou pour le promener auprès d’elle dans sa vie de dominé.

    Et il prendra sa docilité pour de la galanterie…

    L’homme a perdu sa crinière. Les femmes ont bien compris l’avantage qu’elles peuvent tirer de l’émasculation cérébrale des prétendants à l’alcôve, profitant pleinement de leur récent statut de dominantes pour imposer leurs règles du jeu à la gent soumise.

    L’ordre séculaire de l’amour a été inversé. Hier le lion désignait sa partenaire, impérial. L’homme était un seigneur, un cerf, un conquérant.

    Aujourd’hui les lois de l’hymen sont dictées par la femme.

    Dévirilisé, déjà trop abâtardi pour se résoudre à séduire la femme avec les arguments martiaux inspirés par sa nature, le sexe fort a adopté les moeurs aseptisées du féminisme ambiant. Désormais c’est lui qui est choisi par la femme.

    C’est le mâle qui se prosterne aux pieds du sexe opposé !

    Ayant perdu toute fierté, pudeur, décence, honneur, la génération des castrés « propose sa candidature » à la femme…

    Voilà le comble de la misère masculine à mes yeux : courber l’échine pour conquérir l’amante ! Tristes normes de l’époque…

    Dans ma conception saine et glorieuse des rapports amoureux, c’est la femme qui baisse les yeux devant son prince.

    C’est elle qui pleure, implore, espère.

    Chez moi c’est la femme qui, soumise, heureuse de son sort, se réjouit d’avoir été élue par le sceptre du phallocrate et non le gentil basset rasé de la tête aux pieds qui fait le beau devant sa maîtresse !

    Les porteurs de bouquets de fleurs sont des minables, des poltrons prostitués à la cause féministe qui, tels des coq déplumés préférant faire profil bas face à la concurrence de plus en plus âpre pour la conquête féminine, n’osent plus affirmer leur virilité triomphante.

    Raphaël Zacharie de IZARRA

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  9. pouvez-vous citer vos sources, c’est la moindre des choses, sinon votre réponse est nulle et non avenue.et si vous faites partie de ceux qui confondent les auteurs avec leurs personnages ou les propos tenus par leurs personnages, revoyez votre (grande) culture littéraire.

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  10. Tout cela me semble d’une médiocrité désolante juste à ,la hauteur de ou est le bec? Votre bien pensance est désolante, vous n’avaez aucune analyse. La blogoshère selon votre production est navrante.

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  11. Désolé Raphaël, mais la verve et l’énergie ne sont pas bon ménage avec la disputatio.
    Les blogueurs expérimentés savent que le Net est un fourre-tout. Les citations, propos sont copiés et recopiés à l’envi.
    Seule une citation des sources claire et précise permet de les porter à la connaissance de tous. Sinon seul reste l’opinion et l’argument d’autorité et dans tout les cas la pauvreté.

    Pikkendorff

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  12. vos références(« le bulletin des anti-poètes, mars 1986 et « houellebecq ou le destin sommaire ») sont introuvables sur le net ,mais je m’interroge :pourquoi une telle haine contre un auteur que vous n’avez jamais lu?(c’est vous qui le dites)En ce qui me concerne, « voyage au bout de la nuit » de Céline est un de mes livres de chevet, et je me fiche complètement des conneries qu’il a pu dire par ailleurs;quand j’admire un tableau de Picasso(au hasard) je me fous de ses opinions sur la vie. beaucoup de grands artistes ont dit- et fait- pas mal de grosses ânneries… ce qui compte, c’est ce qu’il écrit, et que j’ai lu, contrairement à vous(et s’il n’aime pas les » mâles épilés », il n’est pas le seul…)
    je m’arrête ici, la lecture de votre « interview »(« la littérature ne m’échappe pas ») m’a fait trop rire , je crains de devenir accro à votre humour abyssal.

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  13. Mal écrit et relevant de la curiosité psychanalytique suivi d’un cortège pharmaceutique. Quant à l’analyse lexicale, mieux vaut ne pas aborder le sujet. Je ne parlerai évidemment pas du contenu sémantique. En effet la blogosphère sent la fosse septique avec de telles productions. Je déteste par dessus tout le manque d’éducation et les manquements à l’élégance.

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  14. sophie57,

    La page scannée provient d’un fascicule littéraire qui n’a pas encore été répertorié par GOOGLE LIVRES. Les vastes productions papiers ne sont pas toutes encore sur le NET…

    Souvent je signe même de mon nom certains textes illustres peu ou pas du tout connus du grand public (et pas encore répertoriés par GOOGLE), ensuite j’observe les réactions suscitées par ces textes malicieusement signés de mon nom… En général les réactions sont élogieuses quand les gens m’aiment, railleuses quand ils me détestent, et ce indépendamment de la qualité du texte en lui-même (ne sachant pas, dans les deux cas, que ce texte est en réalité celui d’un auteur illustre ou apprécié d’eux).

    Intéressant, n’est-ce pas ?

    Ce qui laisse supposer bien des choses quant à la probité littéraire -ou dans le « meilleur » des cas à la puissance de l’autosuggestion- de la plupart des lecteurs qui se croient indépendants…

    On est tous plus ou moins manipulé par un certain contexte dans le domaine littéraire, surtout de nos jours. Une oeuvre est toujours appréciée ou méprisée selon des considérations de marketing subtiles dictées en haut lieu, à notre insu.

    Je collectionne des inédits de grands auteurs ainsi que des textes rares peu ou pas du tout connu du grand public, et avec cette base je m’amuse beaucoup à « piéger » ou du moins tester de prétendus spécialistes de la littérature.

    Vous me demandez pourquoi j’ai cette haine contre l’auteur ? Sachez que je ‘n’ai aucune haine, j’exerce simplement mon « droit à la critique » », dût-elle être féroce, déplaisante.

    Mais à mon tour je vous pose une question : pourquoi cette haine de Houellebecq à propos des musulmans ?

    Raphaël Zacharie de IZARRA

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  15. Oeuf de Colomb, boeuf

    (aux chasseurs d’autruches qui trempent leurs propres plumes dans du goudron)

    Je n’ai pas d’opinions sur les hypermarchés,
    s’ils sont le ventre mou de sociétés à chier,
    les panzer-divisions du crédit revolving,
    néo-roman du docteur Pong et mister Ping!
    Arrêtons d’éditer d’aussi tristes aveux,
    une bonne idée est d’y foutre le feu.

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  16. Pingback: Automne 2010 : une saison de prix littéraires | Sophielit

  17. Houellebecq n’a pas tenu le coup face à l’émancipation féminine… Son succès vient du fait qu’il ait su camoufler son machisme halluciné sous des revendications égalitaires (« les moches ne baisent plus, c’est l’apocalypse ! »). Sa misogynie n’est pas frontale, tout est là. Précision : je l’ai lu, et bien lu : Les Particules Élémentaires est le roman le plus misogyne qu’il m’ait été donné de lire 😉 Je ne parle même pas de ses déclarations dans la presse, épouvantables de bêtise…

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    • Houellebecq est donc définitivement déclaré grand vainqueur côté polémique… Finalement, il divise bien plus que Despentes !

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