Je n’ai pas dansé depuis longtemps, Hugo Boris

hugo-boris2Ivan est un cosmonaute envoyé en orbite pour 400 jours, à l’époque de Gorbatchev puis d’Eltsine. Il est médecin, et voyage avec Nikolaï et Viktor. Il réalise sur eux comme sur lui des prélèvements. Très vite, il les croit ligués contre lui. La paranoïa enfle, dopée par l’absence de la femme et des enfants d’Ivan. A mesure que sa peau part en lambeaux, l’apesanteur ayant cette action sur l’épiderme, Ivan voit sa sensibilité croitre, sa susceptibilité aussi.

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Et il connaît les statistiques : le risque d’y rester est de 7,5%.

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Présentation de l’éditeur :

Ivan est désigné pour être le premier homme à rester plus de quatre cents jours en orbite autour de la Terre.

Un homme ordinaire, marié, père de deux enfants, quitte la planète.

Tandis que l’Empire soviétique plonge dans le chaos, il tourne sans fin.

Pour lui, le Soleil se lève et se couche seize fois par jour. Au fil du temps, il perd le sommeil, l’odorat, le goût.

Sa colonne ne le porte plus.

Sa raison vacille.

 

Il s’entraînait depuis des années, l’esprit entièrement tendu vers le cosmos. Maintenant, il n’a d’yeux que pour la Terre. Elle lui manque comme une femme.

Hugo Boris a une écriture froide qui colle à l’ambiance soviétique du roman.

Ici, dans l’espace, comme dans tout lieu clos, les sentiments sont exacerbés. Et l’auteur dissèque les comportements humains, dans cette station où chaque geste prend une signification précise et des proportions démesurées.

Peu à peu, le ton se réchauffe, le cœur l’emporte sur la froideur. Dans ce huis clos original, le suspens grandit à mesure que les jours (les pages) défilent, pour une dernière partie explosive.

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Là-haut, le soleil se lève et se couche 16 fois par jour.

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J’ai découvert un univers totalement inédit (les seules images que j’avais en tête ayant été créés par l’album d’Hergé « On a marché sur la lune »), un monde à l’extérieur du nôtre. Dans ce roman, l’apesanteur est palpable, les contraintes du quotidien, les dangers aussi, rapportés avec précision. Si je n’avais pas a priori d’affinités avec l’espace, Hugo Boris m’en a rendu les acteurs, sous les traits de ses personnages attachants, très sympathiques.

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Coup de chapeau pour cet exercice réussi et pour la quantité d’informations contenues dans ce roman, pour lequel il aura fallu trois ans de travail à son auteur.

Cet ouvrage a remporté le prix Amerigo Vespucci 2010, caractérisé par une thématique : celle de l’aventure et du voyage.

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…et Hugo Boris répondra à mes questions dans le billet de ce week-end.

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4 réflexions sur “Je n’ai pas dansé depuis longtemps, Hugo Boris

  1. Bonjour Sophie,

    Je voulais t’envoyer un message, j’ai un tuyau « livresque » à te demander, mais je ne trouve aucun moyen de le faire, ni sur FB, ni sur ton blog, y a t-il un truc?
    Bonne journée.
    Cynthia

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