38ème Festival d’Angoulême : reportage de YoYo, jour 1

Ce jeudi 27 janvier était le premier jour de la 38ème édition du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême.

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 Dans le cadre du mois de la BD, YoYo l’Angoumoisin, notre reporter exclusif dépêché sur place, est allé à la pêche aux images, pour que rien de ce qu’il faut voir à Angoulême 2011 ne vous (nous) échappe.

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YoYo, à toi !

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JOUR 1 :

Tout festivalier qui se respecte doit se lever tôt pour prendre le premier train et profiter de tout le festival qu’il a choisi d’arpenter !

Je n’ai pas dérogé à la règle et c’est à 6h que je me suis levé pour aller prendre mon train, Gare Montparnasse mais je sens que tout le monde s’en fout là…

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Pour résumer : me voilà arrivé à Angoulême, Terre Natale !

Ma mère a joué le jeu en m’attendant avec une ardoise portant mon nom pour faire ‘comme si on était à Cannes’ sauf qu’elle a écrit : « Yoyo mon Fils ! », à la craie sur une vraie ardoise d’école primaire de mon époque !

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Bon ça commence mal mon statut de VIP !

 

 

 

Le Musée de la Bande Dessinée d'Angoulême (et à l'arrière plan, la maternité qui a vu notre reporter YoYo faire ses premières bulles par une chaude journée de juillet...)

 

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Je reprends : tout festivalier qui se respecte se doit de comprendre l’origine de l’art qui l’anime (le festival, pas le festivalier), ses tenants et aboutissants et, surtout, où le champagne coulera à flots (règle n°1)!

Après avoir dévalisé chez ma mère (entendez, ‘posé mes valises’) je me dirige vers les stands officiels du sponsor m’ayant offert le pass ‘ultra-favorite-VIP’ pour obtenir mes accréditations vers les fontaines bénites : « ah ben on sait pas Monsieur »!

 

 Quitte à être sur place, j’en profite pour respecter la règle n°1 sur l’origine : visite du Musée de la Bande Dessinée, musée dans des anciens chais sur les bords de la Charente, site appelé Chais Magelis (j’ai toujours revu l’intégrale des films des Frères Lumière avant tout Festival de Cannes). La photo, comme de par hasard, montre en arrière-plan la maternité où votre serviteur est né il y a… bah… est-ce important? Indice : je suis tout de même plus jeune que le Festival! (qui a dit ‘de Cannes’?)

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 Le musée propose une expo permanente : planches originales, quelques textes sur l’histoire de la BD, des objets de collection (dont la machine à écrire de Goscinny!), quelques vieux Hara-Kiri (celui exposé m’apprend que 1 français sur 3 serait alcoolique : qui sont les 2 autres????) : petit tour sympa mais petit mais sympa quand même.

Je profite également de l’expo temporaire sur la Parodie (photo) : comment la BD parodie des œuvres d’art (La Joconde), des œuvres littéraires (Madame Bovary), des Walt Disney (La Belle et Le Clochard par ‘Les Simpson’) voire d’autres BD. Je n’ai pas osé entrer dans l’espace réservé aux adultes de peur de passer pour pervers auprès des 98% de collégien(ne)s qui composaient l’assistance d’alors (environ 11h30).

 

Je file ensuite chez le sponsor sus-cité pour tenter d’arracher mes invitations aux cérémonies de remises de Prix, dues à mon statut d’ardoisé de la gare!

Ben c’est mort! Pas plus de champagne avec le Maire que de tapage d’épaule avec Hergé!!! (ah bon, il est mort????)

Heureusement que La Charente Libre (photo) m’informera dès le lendemain des lauréats!

 

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Pause-déjeuner chez Môman!

 

Retour dès 14h dans l’antre du Festival : les Bulles! Oui, c’est comme cela que s’appellent les installations temporaires qui accueillent les stands d’éditeurs et autres manifestations culturelles.

Car oui, il faut savoir que le Festival fonctionne par éditeurs : chaque maison à son stand à ses couleurs, avec son espace ‘dédicaces’, son programme bien défini… comme un salon normal (photos de stands).

Je commence par Le Monde Des Bulles au Champ de Mars : première bulle dédiée aux Supers Héros – Marvel et DC Comics (photo) entres autres. Je fouille mais je ne trouve rien sur Wonder Woman! J’ai presque pleuré… 

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Autre Bulle, toute proche : The Bulle, celle des Grandes Maisons : Casterman, Glénat, Dargaud, Le Lombard… Ho ho! Je smile-lol-cat à tout va! (oui, la moyenne d’âge ambiante n’est pas beaucoup plus élevée que le matin! Je regrette de ne m’être pas tondu! Tous les gamins, aussi polis soient-ils, me bousculent avec des « pardon Monsieur! »… Mais je vais arrêter avec mon âge, je sens que…). La vérité, cette Bulle peut-être vue par les vrais amateurs comme la Bulle vitrine, la Bulle facile, la Bulle populaire mais tous les grands noms sont là ; je ne peux pas tous les citer car je n’ai pas assez de culture BD mais Tintin, Astérix, Lucky Luke, Boule & Bill, XIII, Largo Winch, Blake & Mortimer… Ils sont presque présents, en chair et en os! Je peux sentir réellement une certaine émulation dans cette Bulle, ne serait-ce que par les files d’attente, encore timides, aux stands de dédicaces (photos) qui ne peuvent que présager des heures d’attente pour les jours prochains et pour moi-même car je repère déjà 3 dédicaces que j’espère pouvoir obtenir! Je vous tiendrai informé(e)(s) au fur et à mesure de mes pérégrinations.

Comme à chaque participation (trop rare) que j’ai pu faire au FIBD (Festival International de la Bande Dessinée), je constate que le public est de tous les âges, des plus jeunes aux plus tout jeunes; la relève est assuré!!!! Longue vie au FIBD!!! Le bédéphile reste, tout de même, majoritairement masculin. Mais tout le monde est là : les évidentes sorties scolaires, les ados sécheurs, les ultra-fans, les baladeurs comme moi, les locaux, les curieux, les intéressés comme moi, les couples avec ou sans enfants (avec ou sans poussette). On s’y promène, on s’y bouscule, on y est courtois, on y feuillette, on y patiente, on s’y excite, on s’y cultive, on s’horizonne, on se développe… .

D’ailleurs, le FIBD continue son ouverture (longtemps décriée comme étant un peu fermée!) : l’Espace Mangasie (photo) – désormais immanquable! – et le Nouveau Monde (photo) : une bulle de 200 mètres de longueur avec des plus petits éditeurs, voire des indépendants, venus d’horizons plus divers, de nationalités plus variées au milieu d’institutions comme le plateau de Radio France et les stands des Inrockuptibles et de Lire. L’ambiance est différente : plus avisée, plus connaisseuse, plus affûtée, acérée…

 

Entre ces bulles, j’aurai eu le plaisir de me promener dans ces rues qui me sont si chères depuis… mais surtout j’aurai eu l’occasion de prendre en photos (photo), pour vous, lecteurs du blog de Sophie, quelques murs bédéïsés qui font, depuis longtemps, la fierté de notre ville (pourtant, ô combien ont-ils été décriés à leur apparition!).

 

Ce soir, avant-première de Largo Winch II en présence de l’équipe du film!

Question : Sharon ou pas Sharon… (oui, je connais la réponse mais qui sait???)!!!!

 

PS : pardonnez à Sophie son choix de ‘reporter’! Elle ne connaissait que moi de gratuit! 🙂

  

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« Et Dupuis alors?????

– Euh Dupuis quoi? répondis-je, mastiquant ma crêpe ‘London’, plat typique local.

– Tu as oublié de citer la maison d’Edition Dupuis dans ton ‘papier’! »

Merci ma Christ-Bulleuse : c’est la première lectrice de mon écrit sur ma première journée et elle a le coup d’œil! C’est une locale aussi! Elle bulle du matin au soir!!!

Non, non, pas au CNBDI, ni à Magelis! Elle ne fout rien, elle bulle!

Bref, oui, j’ai oublié Dupuis parmi les Grandes Maisons mais mon Festival ne faisait que commencer! J’en ai encore pour 3 jours!

Enfin… on verra d’ici là!

 

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Après un repas enchanteur offert (par l’amie bulleuse, que les choses soient dites! quand je dis que je bosse en free lance, c’est surtout en free que je bosse, hein Sophie?), je me dirige, accompagné donc, vers le complexe de salles de cinémas où est présenté, en avant-première charentaise, ‘Largo Winch II’, en présence de l’équipe du film.

A la différence de Cannes, je ne monte pas mais descends les marches car, comme beaucoup de cinémas, celui est également construit de façon à s’enfoncer dans le sol!

Notre timing est quasi-parfait car nous arrivons à nous immiscer au milieu du 5e rang, ce qui nous laisse le loisir d’admirer (enfin surtout mon amie) « la plastique, le look, le jean trop cool et la chemise trop parfaitement ouverte sur son torse trop beau et gnagnagna… » de Tomer Sisley et d’être présenté à Jérôme Salle (le réal), Julien Rappeneau (scénariste) et Philippe Franck & Jean Van Hamme (les créateurs du personnage).

Sérieux, ça le fait niveau crédibilité!

Quelques mots, quelques applaudissements et hop c’est parti! 

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Pour les puristes qui veulent rester puristes, n’y allez pas!

Pour les autres… Bon ok, moi j’ai aimé light mais y a Sharon Stone (brillantissime en toute subjectivité!) et Laurent Terzieff (j’ai quand même réussi à attendre : « je ne savais pas que le gars qui filmait les volcans ben il était acteur de plus! »), qui a tourné ici son dernier film, dans un rôle sortant un peu de son répertoire, une très belle scène de poursuite entre voitures (oui, j’aime bien…) ; même Tomer Sisley est pas mal, faut l’avouer : il cascade (du verbe cascader) lui-même, il cascade lui-même quoi…

(note à la Directrice : Sophie on peut dire ce qu’on veut en mal sur ton blog – sauf sur moi – sans risquer de voir débarquer des tueurs d’Europe de l’Est?)

(Ah mince, je viens de dire un truc sur la mafia organisée….!!!!!!!)

Sinon, sinon… Non, j’ai pas le courage! Je ne peux rien dire sur l’humour potache, les running-gags, le côté ‘on se sauve la vie chacun son tour avec mon meilleur pote que je connais que depuis 5 minutes’, les sentiments à outrance!!! (si, si, y’a outrage à sentiments là!) Mais c’est mon côté James Bond ça, je sais! Je dois le combattre! Je suis de la Haute moi en ce qui concerne les films d’actions! Je ne vais pas me refaire maintenant à… Si, je suis jeune encore, je peux! 

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S’en est suivi un échange spectateurs/équipe où les questions dites ‘stupides’ étaient gentiment mais purement écartées par le ‘trop beauuuuuu’ Tomer Sisley et où le scénariste nous a avoué que « je reconnais que les puristes peuvent ne pas se reconnaître dans le film cependant, nous avons tenu à adhérer au plus près à l’univers de Largo Winch mais à offrir en même temps quelque chose de différent afin de surprendre le spectateur » (oui ben en fait, ils ont écrit un nouvel album!!!! – mais la présence des auteurs Van Hamme & Franck tend à me faire penser qu’ils n’ont pas détesté ou bien que le chèque était gros… rhôôôôô, je recommence!!!!!)

Je vous passerai toutes les questions sur le thème « et Sharon, elle est bonne » et les autres « vous faites du sport, non? » ainsi que les « être toujours dans des hôtels de luxe à l’autre bout du monde pour se faire maquiller & habiller & chouchouter, c’est dur, hein? »

 

Et là, mon moment de gloire est arrivé!!!

Oui, il a bien fallu remonter les marches descendues (d’ailleurs, à Cannes, on ne voit jamais la descente des marches!). 

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Il est déjà demain, il fait froid et il me faut être en forme pour ma 2e journée!

Journée qui, après la prise de marques de la première, devrait être un peu plus qualitative! 

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Et n’oubliez pas le site officiel : http://www.bdangouleme.com/

  

Même l'église s'en mèle... les pinceaux! Wouarf wouarf wouarf...

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3 réflexions sur “38ème Festival d’Angoulême : reportage de YoYo, jour 1

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