38ème Festival d’Angoulême : reportage de YoYo, jour 3

J3 – Où je ne regrette pas de n’être pas allé faire la fête…

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7h30 du mat’, le réveil ne sonne pas car je suis déjà réveillé et -presque- d’attaque pour affronter le J3 (comme je puis l’être pour les 3J) ! D’ailleurs mon cerveau a dû faire l’inversion (J3-3J) d’où ce regain d’énergie alors que je ne suis même pas sorti hier soir !

Je me lève, je me bouscule… vous connaissez la suite et je m’attèle à rédiger la fin de J2 car oui, je pense à vous dès le matin et ce geste aura son incidence sur la suite des évènements…

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Car oui, je pars plus tard que je ne l’avais initialement prévu et j’arrive devant les portes à 9h00, au lieu de 8h30, pour une ouverture à 10h00 ! Mais c’est vraiment cool : il fait froid, il brumasse et il n’y a que 50 personnes devant moi ! Je précise que je suis devant une entrée latérale et qu’il doit y avoir le double ou le triple de personnes devant l’entrée principale.

J’ai quand même le temps de noter, en observant mes nouveaux amis, que l’année prochaine il me faudra : des chaussures de rando (très prisées), des sacs poubelles (pour envelopper les sacs à dos et pouvoir les poser par terre sans les tremper), des sièges de pêcheurs et que je n’oublie pas mes gants, mon bonnet et un minimum de culture bédéïstique pour que je puisse entamer la conversation car « non, je n’étais pas à la Convention de Vesoul en 96; on ne s’y est pas rencontré, désolé. Bon Festival! » (j’ai d’ailleurs l’impression de sortir d’une boulangerie en souhaitant ‘bon Festival’!).

Je pense que j’aurai acquis cette année une certaine légitimité pour 2012!

 

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Bien évidemment, à l’approche des 12 coups de 10h, les 50 personnes se transforment en 75 (merci les gars d’avoir gardé les places pour toute la famille ! J’envoie ma mère, ma grand-mère et mes tantes l’année prochaine…) ; l’angoisse monte réellement comme à l’approche de l’ouverture des portes de Bercy pour un concert de… (Je me tais pour éviter de perdre le peu de crédibilité qui me reste!). Le 10ème des 12 coups sonnant, les portes s’ouvrent et, ravalant toute fierté, je me faufile assez rapidement parmi le goulot humain formé, bras levé pour que le vigile voit bien mon bracelet VIP-parmi-la-foule et me laisse passer et là, je me suis mis à courir, comme tout le monde, si, si ! Comme pour les soldes ! J’ai sprinté jusque chez Dargaud pour obtenir ma dédicace de Jean Van Hamme pour les Aventures de Blake & Mortimer; oui, oui, Jean Van Hamme : Largo Winch, XIII, Thorgal, Black & Mortimer… Excusez du peu!

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Je suis à peu près le 30ème de la file d’attente et là, l’angoisse reprend après le soulagement d’être arrivé dans les premiers ! Où le couperet tombera-t-il ? Finalement, très rapidement, une hôtesse du stand passe et nous signale que ça ne sera que signature et tampon (pas de dessins donc) et nous sommes assurés de passer. En mois de 30 minutes mon tour vient et là, c’est le drame !

Bref, j’ai vécu, après coup, un grand moment de solitude : sont présents Jean Van Hamme qui a repris Black & Mortimer depuis 1996 (après le décès du créateur Edgar P. Jacobs) et Antoine Aubin pour la Malédiction des Trente Deniers, dernières aventures en date du célèbre couple. Cependant, Antoine Aubin n’a participé qu’au tome 2. J’avais bien apporté les 2 tomes pourtant… Van Hamme m’a signé le tome 1 que j’ai gentiment passé à Aubin pour qu’il me tamponne (l’album, pas moi!), ce qu’il a gaillardement fait! Donc je me retrouve avec un ultra-collector-unique-au-monde : le tome 1 de la Malédiction des Trente Deniers signé par Van Hamme et tamponné par Aubin alors qu’il n’y a pas participé ! (photo). Bon ben je débute dans le métier…

 

Comme vous êtes gentils et indulgents, je vous glisse une photo de Ralph Meyer qui, à côté, dédicace XIII Mystery.

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Sinon, je confirme que le Festival rencontre toujours un vif succès.

La foule est vraiment délirante dès l’ouverture des portes et les stands de dédicaces sont pris d’assaut par des hordes de fans en furie qui courent dans les sens.

Je trouve ça pathétique, ma dédicace obtenue… 🙂

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Je me fixe un nouvel objectif : la série Sherman par Griffo (dessinateur)/Desberg (scénariste).

Dans l’Amérique des années 50, Jay Sherman est l’incarnation du rêve. Fils d’un clochard, il a gravi tous les échelons de la société jusqu’à ce que son fils, promis à la Maison Blanche, soit abattu d’une balle après un discours. Jay Sherman est alors averti par un appel téléphonique que l’assassinat de son fils n’est que le début de sa destruction totale. Le FBI va enquêter sur son passé pour tenter de trouver les coupables.

Les 2 premiers tomes en sac, je file dans une librairie proche des Bulles où se déroulera la dédicace (il est 11h et elle commence à 11h30) si elle a lieu : des fans m’informent que Griffo n’est pas venu la veille et qu’il met 10-15 minutes par dédicace (je suis environ le 15ème et il a 2h, le calcul est vite fait). Je prends tout de même le parti d’attendre.

Griffo arrive à l’heure et le personnel de la librairie procède à une distribution de tickets car l’auteur annonce ne signer que 20 personnes ; je suis 19ème !

Je vais patienter plus de 2h30 pour obtenir un croquis d’Eva Cruz (la flic du FBI qui doit protéger Jay Sherman), juste un croquis car il n’a plus le temps, depuis le n°18, de procéder à des remplissages au feutre… Mais je l’ai quand même ! (photo)

Malheureusement, je vais rater Blain pour Quai d’Orsay – Chroniques Diplomatiques et ça me chagrine réellement ! Je vous conseille cet album qui est une pure merveille ! D’ailleurs, si mon hébergeuse Sophie peut essayer de m’obtenir quelque chose… Je ne suis pas sûr de pouvoir être présent à la dédicace de demain… Je ne repars que lundi matin et lui aussi certainement ! (photo)

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Je sors finalement prendre le soleil charentais et me fondre dans la foule qui occupe désormais chaque mètre carré que la ville a mis à sa disposition et je me dirige vers le Musée d’Angoulême pour l’exposition qui regroupe 3 auteurs-dessinateurs et 3 séries, Julien Maffre et Isabelle Dethan pour Le Tombeau d’Alexandre, Isabelle Dethan pour Sur Les Terres d’Horus et Mazan et Isabelle Dethan pour Kheti, Fils du Nil. Le point commun de ces 3 séries : l’Egypte ancienne, déclinée sous forme d’aventures drôles, d’enquêtes policières ou de recherches de trésors cachés. Vous avez le choix. L’expo présente des planches originales et quelques objets pharaonisants. (photos)

 

Le temps passe et je commence à ressentir les 5 heures d’attente du début de journée…

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Finalement, je n’assisterai à l’avant-première du jour, ni à toutes ces mondanités qui me rappellent tant Paris… D’ailleurs, je n’ai pas d’invitations ! Ce soir, c’est soirée entre amis. Oui, c’est comme ça !

Des protestations ?

Oui, pardon ? Ah, quelle est l’incidence que j’ai mentionnée au début de mon ‘papier’ ? Bah, pas grand chose finalement… J’ai passé une excellente journée !

 

A demain !

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Retrouvez le début du reportage de YoYo l’Angoumoisin : Jour 1, Jour 2 

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4 réflexions sur “38ème Festival d’Angoulême : reportage de YoYo, jour 3

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