Mes chères études, Laura D.

 

Quatrième de couverture :

« Je m’appelle Laura, j’ai 19 ans. Je suis étudiante en langues vivantes et je me prostitue pour payer mes études. Je ne suis pas toute seule dans ce cas. Il paraît que 40’000 autres étudiantes font comme moi. Tout s’est enchaîné dans une logique bizarre, sans que je me sois vraiment rendu compte que je tombais. Je ne suis pas née avec une petite cuillère en argent dans la bouche. Je n’ai jamais connu le luxe et l’aisance mais jusqu’à cette année, je n’ai jamais manqué de rien. Ma soif d’apprendre, mes convictions m’ont toujours fait penser que mes années d’étudiantes seraient les plus belles, les plus insouciantes. Je n’aurais jamais pensé que ma première année à l’université se transformerait en un véritable cauchemar.

Un témoignage inédit sur un phénomène contemporain qui ne fait que s’accentuer depuis la généralisation d’Internet et des portables. »

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« Combien sont-elles? De 15 000 à 20 000, comme l’estime la police? 40 000, selon le syndicat SUD Etudiant? «Ce phénomène est de moins en moins marginal, juge Laura. Voyez les sites et les forums qui fleurissent sur la Toile. Et la demande est énorme…» Quant à l’offre, elle serait en hausse pour cause de précarité croissante. D’après l’Observatoire de la vie étudiante, 225 000 jeunes peinent à financer leurs études.

La France n’est pas une exception. Dans le cadre d’une étude menée en 2006 à la Kingston University, au sud-ouest de Londres, 10% des étudiants interrogés affirmaient avoir des camarades travaillant comme stripteaseuses, entraîneuses, masseuses ou prostituées. Un chiffre en hausse de 50% depuis 2000, sur fond d’explosion des frais de scolarité. Le Japon et l’Europe de l’Est seraient également touchés. Les Polonais ont même inventé un mot pour désigner ces étudiantes: les «universtituées» ». (L’Express, janvier 2008)

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C’est une triste réalité, mais c’est la réalité. Ce témoignage brut permet de comprendre comment une jeune fille « normale » peut en arriver à se prostituer pour financer sa vie d’étudiante. Certaines aberrations du système d’aides aux étudiants sont ainsi pointées du doigt, comme le fait qu’une partie des jeunes, dont les parents ont des revenus modestes, sont inéligibles aux bourses car considérés comme bénéficiant de cet appui financier parental alors précisément que leurs parents ne peuvent les aider que marginalement, voire pas du tout, ce qui oblige ces étudiants sans ressources à travailler quand ils devraient consacrer toute leur énergie à étudier.

Ce témoignage, donc, était essentiel pour dénoncer ce phénomène nouveau que les politiques en vigueur et la hausse du coût de la vie ne sont pas près d’endiguer.

Il est à lire comme tel, sans prêter davantage attention à la forme, aux effets de style ratés, aux lourdeurs, etc. On oubliera vite, d’ailleurs, que ce texte est plutôt mal écrit : restera longtemps en mémoire, en revanche, la vérité de l’expérience de Laura.

2 réflexions sur “Mes chères études, Laura D.

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