Le plus bel âge, Joanna Smith Rakoff

Présentation de l’éditeur :

Ils sont six amis d’université – quatre filles et deux garçons -, et ont choisi New York, la ville de tous les possibles, pour mener leur vie d’adulte. Mais au rythme des mariages, naissances, échecs professionnels et personnels, leurs rêves et ambitions ne tardent pas à se heurter à l’épreuve de la réalité. En mettant en scène leurs vies entremêlées, les amitiés et les amours qui se nouent et se dénouent, Joanna Smith Rakoff fait la chronique d’une génération perdue, qui, entre espoirs et désillusions, essaie de trouver sa place dans le monde.

Avec en toile de fond les bouleversements économiques et politiques de notre époque – du boom Internet au réveil brutal au lendemain du 11 Septembre -, ce roman d’apprentissage victorien dans l’âme, généreux et parfaitement maîtrisé, révèle une nouvelle voix de la littérature américaine contemporaine.

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Qu’est-ce qui fait qu’un livre devient un coup de cœur ? Ce doit être un concours de circonstances personnelles, une alchimie…

Je suis tombée dans ce roman avec délices, et ne l’ai pas lâché.

Avec une profondeur que l’on retrouve presqu’exclusivement chez les auteurs étrangers, et en plus de 600 pages très denses, Joanna Smith Rakoff dresse un portrait sensible et exhaustif de ses six protagonistes. Leurs ambitions, leurs concessions, le temps qui passe, la vie qui distend les liens et rend les échanges les plus personnels simplement conventionnels… Tout cela est dépeint à merveille.

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« Il soupçonnait depuis quelque temps que Meredith songeait à se marier, à acheter un logement assez grand pour un couple, enfin, à faire comme les autres (pas ceux qu’il connaissait, mais les autres, les gens). » (page 333)

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Si le 11 Septembre n’a qu’une place discrète, malgré ce que laisse croire la quatrième de couverture, ce n’est finalement pas l’important : les destinées des personnages sont autrement plus passionnantes.

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“Elle n’était sûre que d’une chose:

elle ne voulais pas mener la vie des jeunes filles ordinaires ;

pourtant, elle ne savait pas encore comment

elle s’y prendrait pour avoir une vie différente…”

George ELIOT, Daniel Deronda

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Cette phrase qui ouvre le roman correspond à la plupart des héroïnes du Plus bel âge, à ses héros aussi, et sans doute à un certain nombre de ses lecteurs.

Mais, des Illusions perdues de Balzac aux Grandes espérances de Dickens, ce thème ne compte-t-il pas parmi ceux qui ont fait couler beaucoup d’encre – et continueront de le faire ?

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Après la finesse d’analyse dont a fait montre Joanna Smith Rakoff dans ce premier roman, on attend le suivant avec impatience.

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6 réflexions sur “Le plus bel âge, Joanna Smith Rakoff

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