L’Entrevue de Saint-Cloud, Harold Cobert

L’Histoire comporte d’évidentes lacunes qui ont de quoi ravir les romanciers. Harold Cobert, passionné de Mirabeau à qui il a consacré une thèse et un essai, a ainsi choisi d’imaginer la conversation entre ce dernier et Marie-Antoinette, en juillet 1790, à l’abri des regards.

A l’arrière plan, la France tout juste révolutionnée vit des heures mouvementées.

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Présentation de l’éditeur :

Le 3 juillet 1790, alors que la monarchie est en péril et l’avenir de la France incertain, Marie-Antoinette accorde à Mirabeau une audience secrète à Saint-Cloud. Ces quelques heures à la dérobée suffiront-elles au comte libertin pour renverser l’inexorable cours de l’Histoire ? Car, paradoxalement, une seule volonté anime l’orateur du peuple, élu du tiers état, celle de sauver le trône.

Déployant toute son éloquence, le redoutable tribun saura-t-il rallier la reine â ses convictions ? Duel de deux mondes, roman en costumes, L’Entrevue de Saint-Cloud illustre d’une manière saisissante la fragilité des destinées collectives.

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Ce roman est court, comme un éclair fugace dont on se demande après coup s’il a existé.

« Et si… » Si la précision historique peut être contestée (quoique, pas par moi), c’est la question de l’acte même du roman qui est posée. Ce qui compte ici, c’est la joute verbale, particulièrement savoureuse, et dont le réalisme nous emporte plus de deux siècles en arrière.

Quant à la façon dont Harold Cobert emploie le français de l’époque – non celui du peuple, mais bien le langage châtié qu’on imagine d’un tribun et qu’on attend d’une tête couronnée -, elle est jubilatoire. Ce n’est pas pour rien que cette Entrevue de Saint-Cloud percutante a reçu le Prix du Style 2010.

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Harold répondra à mes questions dans le billet de ce week-end.

5 réflexions sur “L’Entrevue de Saint-Cloud, Harold Cobert

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