Crimes exemplaires, Max Aub

Noir, c’est noir…

« Je l’ai fendue de haut en bas, comme une bête, parce qu’elle comptait les mouches au plafond pendant que je lui faisais l’amour. » (page 30)

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Le ton de cet ouvrage, réédition d’une version datant d’il y a plus d’un demi-sècle, est donné.

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Présentation de l’éditeur :

« Plutôt mourir ! me dit-elle. Et dire que ce que je voulais par-dessus tout c’était lui faire plaisir !  » Max Aub publie ses Crimes exemplaires au Mexique en 1956 et depuis ce petit brûlot est devenu un classique de l’humour noir. Lire la suite

Tout contre, Marie-Florence Gros

 

Je connaissais la clé de ce roman – la différence de temporalité dans laquelle évoluent les protagonistes – en entamant la lecture de Tout contre.

Cela ne m’a que permis de mieux en apprécier la finesse, la subtilité, l’aspect déroutant aussi.

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Quatrième de couverture :

Nestor lutte contre un trafic de filles de l’Est. Andréa est écrivain. Ils pourraient former un couple ordinaire et vivre une histoire normale, mais le temps semble leur échapper. Un rien les sépare, à moins que ce ne soit un monde. Le roman qu’Andréa écrit se réfléchit peu à peu dans la réalité et interfère dangereusement avec le combat de Nestor. Les deux amants parviendront-ils à déjouer les mauvais tours du destin ? Lire la suite

Mon Salon du Livre de Paris 2011

Plus d’images que de mots (et des liens en pagaille !)… et ne parler cette fois ni de Guillaume Musso, ni de Katherine Pancol, ni de Marc Lévy, ni d’Amélie Nothomb, ni de Frédéric Mitterand, ni de Sofi Oksanen, ni de Patrick Poivre d’Arvor, ni de…

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C’est le parti pris de ce compte-rendu du Salon du Livre 2011, où j’ai croisé (voire trinqué avec), pêle-mêle et dans le désordre – et il se peut même que j’en oublie, et dans ce cas le champagne en est responsable : Lire la suite

Blackbook, Stéphane Nolhart

Quatrième de couverture :

2010, Etienne Darc, 40 ans, parisien un poil misogyne, nègre littéraire de son état, un brin désabusé par deux divorces, est envoyé à la montagne par son éditeur, en plein hiver, pour écrire la biographie d’une ex-starlette des 70′. Point de départ d’une comédie loufoque où se croisent des personnages tous plus dérangés les uns que les autres… Chantage, divorce, quiproquos, horloge biologique, maternité, littérature, chutes, égo surdimensionné, meurtre, flic, chien méchant.

A travers le regard de son héros qui va vivre une semaine de folie en haute-altitude où rien ne va se dérouler comme prévu, Stéphane Nolhart signe ici une comédie burlesque, devenant au fil des pages une véritable épopée comique, une raillerie de la condition de l’écrivain quadra célibataire d’aujourd’hui, mais aussi une déclaration d’amour aux femmes et à l’art d’écrire. Lire la suite

Les Textopolitains, Anne Cazaubon

« Tout ce que vous avez toujours rêvé de dire à votre voisin de strapontin », dit le bleu. A l’intérieur, pêle-mêle, « Je suis d’accord avec votre tee-shirt », « Vous me marchez sur les pieds » ou simplement « Merci ».

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« Tout ce que vous n’avez jamais osé avouer à votre voisin de strapontin », dit le rose. A l’intérieur, pêle-mêle, « Oui, je suis célibataire ! », « On va boire un verre ? » ou encore « Vous êtes d’une élégance rare ». Lire la suite

Douze cordes, collectif

Ce recueil publié par les éditions aNTIDATA est le résultat de l’appel à textes lancé l’année dernière sur le thème de la musique (après la maison en 2009, et avant la nuit en 2011) : « Celle-ci devra constituer un élément important du récit, d’une manière ou d’une autre (celle qui vous plaira). »

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Ont répondu et ont été sélectionnés douze auteurs, débutants ou plus confirmés, qui apparaissent au générique : Cécile Coulon, Amandine Bellet, Christophe Despaux, Scarlett Allainguillaume, Bertrand Redonnet, Ludmila Safyane, Gilles Marchand, Olivier Salaün, Malvina Majoux, Christophe Ségas, Charlotte Monégier et François Martinache.

Chaque auteur a fourni une playlist de 10 albums (ou bruits !), qui accompagne sa nouvelle.

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Les 12 cordes qui composent ce recueil sont très inégales. Lire la suite

L’écrivain de la famille, Grégoire Delacourt

Quatrième de couverture :

Je venais d’avoir le bac de justesse. Ma sœur avait quatorze ans, elle écoutait Sheila chanter Hôtel de la plage avec les B Devotion, allongée sur son lit. Il y avait des posters de Richard Gere et de Thierry Lhermitte sur les murs. Elle croyait au prince charmant. Elle avait peur de coucher avec un garçon, à moins qu’il ne fût le prince. Elle m’avait demandé si ça avait été bien ma première fois et j’avais répondu, d’une voix douce, oui, oui, je crois que c’était bien, et elle avait eu envie qu’on dise ça d’elle un jour, juste ça, oui, oui, c’était bien.

Et puis notre frère était entré dans la chambre, il nous avait couverts de ses ailes et nos enfances avaient disparu.

Avec grâce et délicatesse, Grégoire Delacourt nous conte une histoire simple, familiale, drôle et bouleversante. Lire la suite