Je pars à l’entracte, Nicolas d’Estienne d’Orves

Présentation de l’éditeur

Amis dès l’enfance, Nicolas (l’expéditeur) et Nicolas (le destinataire) ont formé un duo inséparable durant presque trente ans… Jusqu’à ce que la mort les sépare. Depuis, le silence a englouti une longue conversation à bâtons rompus, celle de deux jeunes potaches adeptes des quatre cents coups, à peine entrés dans l’âge d’homme.

Comment vivre avec la disparition de son double ? Comment exister sans celui qui a été un miroir et une référence ? Comment lui pardonner son départ délibéré ? Lorsqu’un deuil est impossible, toutes les émotions se succèdent dans une sarabande infernale : révolte, affection, colère, jalousie, exaspération, désespoir… En brossant le portrait de celui avec qui il a vécu son parcours initiatique fondateur, l’auteur s’adresse donc à un absent, mais aussi au scandale de cette absence.

Surtout, il n’entend pas faire l’éloge d’un lâcheur, sous prétexte qu’il n’est plus là : il s’agit de régler de vieux comptes, de tordre le cou à une ombre trop tenace, d’en finir avec une union qui demeure au-delà de la mort. Impossible de faire revivre celui qui a emporté avec lui tant de mystères et de non-dits, mais le suicide de Nicolas, personnage torturé, poète maudit autoproclamé, est un affront permanent à ceux qui survivent et composent, modestement, avec le réel. Lettre jetée à la mer depuis l’un des plus beaux bateaux du monde, ce texte au style flamboyant et emporté rend hommage à une amitié aussi intense qu’encombrante.

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Ce livre est un cri.

Parce qu’elle a été écrite a posteriori, cette lettre s’autorise toutes les franchises, toutes les libertés. C’est ce qui la rend vraie, et juste. Elle révèle ces jalousies, ces envies, ces projections de désir qui sont tues bien qu’elles soient partie intégrante de l’amitié.

Elle est aussi signée d’une plume remarquable, magistrale, de celles qui ne se peuvent que parce que l’encrier dans lequel on les trempe est pur.

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Avant de lire ce texte, il s’agit de bien prendre sa respiration : car on ne refermera le volume qu’après en avoir lu la dernière ligne.

C’est cette même respiration qu’a du prendre Nicolas d’Estienne d’Orves avant d’écrire cette lettre.

De la cracher, plutôt.

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Un cri, disais-je.

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N’est-on pas soi que dans le regard de l’autre ?

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2 réflexions sur “Je pars à l’entracte, Nicolas d’Estienne d’Orves

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