Et surtout, ne cherchez pas à me joindre !, Heleen van Royen

 

Quatrième de couverture :

Agée de trente-six ans, Juliette a tout pour être comblée. Un mari, deux enfants, une belle maison. Mais Juliette est malheureuse. Elle s’ennuie. Elle veut fuir. Etre, pour une fois dans sa vie, une mauvaise mère, une mauvaise épouse, une mauvaise fille. Etouffée par la routine, elle décide un beau matin de laisser sa famille derrière elle. De se la jouer Thelma et Louise, mais en solo. Direction, le soleil.

Sur un coup de tête, elle choisit de s’envoler vers le Portugal. Là-bas, Juliette fera ce que beaucoup rêvent de faire sans jamais l’oser : donner libre cours à ses désirs, à ses fantasmes. Au risque parfois de se perdre. Mais n’est-ce pas le prix de sa liberté nouvellement acquise ?

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A la lecture de la présentation de ce roman, je m’attendais à découvrir un ouvrage de chick litt basé sur un fantasme commun – tout quitter, soudain – plus rarement réalisé par les hommes que par les femmes.

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Il faut dire que Juliette en a, du temps à rattraper. Hantée par un secret de famille, elle s’est mise en retrait pendant une vingtaine d’années. Sa liste de réclamations est longue. Et effectivement, on commence par penser que l’on a bien à faire à de la littérature de poulettes – ce qui n’est pas désagréable – avec des morceaux d’anthologies comme la description de ces hommes à micro pénis qui poursuivent depuis toujours l’héroïne comme une malédiction.

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Sauf que derrière la frivolité et la légèreté, il y a la douleur et la dureté. Pour se sentir vivre pour de bon, Juliette ne va pas y aller de main morte, et elle va commencer par effectuer une série d’opérations de chirurgie esthétique que n’importe quel médecin doté d’un tant soit peu de déontologie lui recommanderait de ne pas faire d’un seul coup.

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Pour se trouver, Juliette va tenter de devenir une autre, et, naturellement, elle n’aura jamais été plus qu’elle qu’avec sa nouvelle apparence – car le passé la rattrape.

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« SOS. Femme au foyer cherche bonheur désespérément », nous annonce le roman.

Ca n’est pas que cela – c’est bien plus que cela. Au final, et malgré une fin en demi-teinte, ce roman est bien plus profond qu’il n’y paraît.

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Une réflexion sur “Et surtout, ne cherchez pas à me joindre !, Heleen van Royen

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