Le rendez-vous, Justine Lévy

On comprend instantanément que ce rendez-vous n’en sera pas un. Que la mère ne viendra pas, que tout cela n’est qu’un prétexte.

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Quatrième de couverture :

Dans un café, place de la Sorbonne, Louise attend Alice, sa maman. Fantasque, désarmante, Alice se soucie du temps comme d’une guigne et n’a pas donné signe de vie à sa fille depuis plus d’un an.

Louise songe à ce qu’elle lui dira : ses dix-huit ans, « l’amant délicieux qui flatte son orgueil », son cœur à prendre…

Au fil de l’attente, les souvenirs affluent ; heureux, douloureux. Des souvenirs attendris se mêlent à la colère, à la rancœur.

Jamais la belle absente n’aura été autant présente… Alors, qu’importe maintenant, qu’elle vienne ! La petite fille trop souvent oubliée a laissé place à une jeune femme décidée, qui ne souffrira plus pour un rendez-vous manqué.

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Ce qui fait le charme de ce premier roman – ces incessants allers-retours entre le passé et le présent, place de la Sorbonne – m’a un peu agacée.

En revanche, on ne peut qu’admirer la justesse des sentiments, et de cette oscillation permanence entre l’amour et la haine, qui n’ont jamais été aussi proches.

C’est sans doute d’autant plus facile de s’approcher de la vérité, dira-t-on, que l’on pratique ce que l’on appelle l’autofiction ; il n’empêche, tout le monde ne le fait pas avec autant de talent que Justine Lévy (les romans qui ont suivi, Rien de grave et Mauvaise fille, en sont d’autres exemples).

Alors finalement, qu’elle ait besoin d’écrire et de publier pour régler ses comptes avec son passé et chasser ses démons ne peut que nous réjouir : car en la lisant, on passe, sans voyeurisme aucun, un excellent moment.

10 réflexions sur “Le rendez-vous, Justine Lévy

  1. Pingback: Le rendez-vous de Justine Lévy « Je Lis, Tu Lis, Il Lit

    • Effectivement, le tout est de faire abstraction du personnage qu’est l’auteur – et de sa famille – mais… ça n’est pas forcément évident !

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