Vers la mer, Anne-Sophie Stefanini

Présentation de l’éditeur :

Laure a dix-huit ans et elle part demain. En compagnie de sa mère qui lui a légué son goût pour la solitude, le silence et les voyages lointains ; puis enfin seule vers les rivages qui la font tant rêver.

De Paris à Nice, leur route s’étire au rythme capricieux d’une vieille voiture, d’étapes et de rencontres de hasard.

Au-delà du voyage et de ses mystères, se dévoilent le fil des souvenirs, les peurs et les désirs de ces femmes au moment fragile de la séparation.

Un roman intimiste et initiatique sur le voyage, la mémoire et l’oubli.

.

A la veille de son premier voyage de femme, Laure, tout juste majeure, retrouve à Paris sa mère. C’est ensemble qu’elles feront le début du chemin, à Nice que leurs routes se sépareront. C’est ce qui est prévu, mais la vie enseigne que le meilleur moyen de faire surgir l’inattendu est de planifier les choses.

La route sera donc jalonnée d’incidents et de rencontres, parmi lesquelles – les plus importantes d’entre toutes – celle d’une mère avec sa fille, celle d’une fille avec sa mère, et celle d’une mémoire familiale.

.

« Catherine avait un passeport qu’elle n’avait pas acheté sur un marché de Constantine. Elle avait hérité d’une nationalité orgueilleuse qui pouvait aller partout et prétendait tout voir, tout connaître, tout dominer. Elle possédait de l’argent invisible, sur un compte sécurisé, disponible dans toutes les villes du monde, toutes celles où Slimène était allé en dissimulant les billets de plusieurs devises dans ses chaussettes. Laure, quoi qu’elle fasse, serait bientôt comme elle, une femme établie, qui voyagerait sans crainte, un billet dans sa poche. Mais si elle rencontrait Slimène sur ce banc, elle serait séduite et voudrait lui ressembler comme elle croyait pouvoir revivre l’excitation et l’éblouissement des exploratrices d’un autre siècle. » (page 154)

.

L’on sait que le chemin parcouru compte davantage que la destination, que l’important, finalement, est le voyage.

En route, ces héroïnes ordinaires vont se trouver elles-mêmes, sans cris ni violence.

.

« Les enfants ne décident pas de leur sort. » (page 222)

.

Anne-Sophie Stefanini, dont c’est le premier roman, distille en phrases longues et lentes les non-dits et autres incompréhensions dont on peut finalement bien s’accommoder si l’on ne veut les combattre. Elle explore le thème de la relation mère-fille avec une détermination distante qui n’est pas sans rappeler celle de Justine Lévy.

Anne-Sophie Stefanini met en mots les aspirations de la jeunesse pour l’ailleurs, le lointain, sa fascination pour les aventurières, et l’héritage du passé dont l’absence peut pousser à aller toujours plus avant, dans une langue sobre et mélancolique.

.

Vers la mer figurait dans la première sélection du Prix Renaudot 2011.

A propos de l’auteur :

Anne-Sophie Stefanini est née en 1982. Elle vit à Paris. Elle est éditrice, passionnée depuis son plus jeune âge par l’Afrique. Vers la mer est son premier roman.

.

Ce billet a aussi été publié il y a quelques jours sur le site La Cause Littéraire.

Publicités

2 réflexions sur “Vers la mer, Anne-Sophie Stefanini

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s