L’Estivant, Kazimierz Orlos

Présentation de l’éditeur :

Un vieil homme retrouve avec émotion deux lettres écrites par Mirka, son premier amour, qu’il avait relégué au fond de sa mémoire. Il décide alors d’écrire à son fils et de lui raconter toute l’histoire, en commençant par sa rencontre avec cette adolescente lors des vacances d’été, au bord de la lagune de la Vistule, en 1951 et 1952. Dans ses lettres, la jeune fille lui annonçait être enceinte. Il ne lui a jamais répondu. Bouleversé par cette paternité qui resurgit dans ses vieux jours, l’homme se met à la recherche de son passé.

Cinquante ans plus tard, il se rend dans la maison sous les pins, au bord de la mer Baltique. Il y fait de longues promenades sur la plage et dans les dunes, se remémorant toute son existence et s’interrogeant sur ses choix, sa lâcheté vis-à-vis de ses proches, ses compromissions avec le système.

Au fil des rencontres avec les habitants des lieux, il se rapproche pas à pas de la vérité. Son récit simple et brut, teinté de mélancolie et de nostalgie, sonne comme une confession qui vient trop tard, une manière de s’expliquer avec sa propre existence.

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Il y a 50 ans, le narrateur a aimé Mirka, un premier amour adolescent en vacances au bord de la mer. Mirka est tombée enceinte, l’a écrit au narrateur.

Cinq décennies plus tard, celui-ci retrouve les lettres qu’il avait fait sortir de sa mémoire. A présent qu’il a construit sa vie, il ressent le besoin de partir à la recherche de ce passé-là, de retrouver Mirka, et leur enfant ;

Il quitte le domicile familiale et part ; chemin faisant, il raconte sa quête à son fils officiel.

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« J’ai mis bout à bout cette histoire à partir de notes éparses, de feuilles de cahier arrachées, de griffonnages sur des bouts de serviettes en papier du restaurant La Frégate. Et même de coupures de journaux. J’ai commencé à rédiger en novembre et fini en décembre 2003. J’ai tout mis en ordre. Rajouté par ici, enlevé par là. Aligné les jours, les semaines. Qu’après ma mort, le destinataire reçoive un texte clair. Simple, même si l’histoire elle-même, évidemment, n’est pas simple.

Voici donc le texte que je destine à mon fils. » (page 7)

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L’Estivant n’est pas un roman d’action. La narration est lente, les éléments se dessinent peu à peu, touches apparaissant sur la toile du peintre pour composer le tableau.

Mais c’est précisément cette lenteur – celle de l’action, celle de la langue – qui fait l’intérêt de L’Estivant. Car cette lenteur permet aussi de poser des questions, sur le parcours personnel du narrateur, sur le système communisme, sur la société, et ces questions prennent la place des jugements.

Empreint de nostalgie et d’émotion, ce roman poétique de Kazimierz Orlos dit aussi qu’on ne revient pas en arrière, et qu’il ne faut pas nécessairement chercher à tout expliquer.

A propos de l’auteur :

Né à Varsovie en 1935, Kazimierz Orłos est un écrivain très populaire en Pologne. Il est l’auteur de nombreux romans, de scénarios, d’essais, de reportages et de pièces radiophoniques. Interdit de publication de 1973 à 1989, il a fait partie de l’opposition et a participé à la vie littéraire clandestine. Il a notamment collaboré aux revues Kultura et Puls, et à Radio Free Europe. L’Estivant est son premier livre traduit en français.

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A lire aussi : l’avis d’Hélène 

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Ce billet a aussi été publié il y a quelques jours sur le site La Cause Littéraire.

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2 réflexions sur “L’Estivant, Kazimierz Orlos

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