Monsieur Stan n’a qu’à bien se tenir, Claudine Aubrun & Delphine Perret

Le jeune Antoine Dumourtier vit avec le chien le plus agaçant du monde : un insupportable cabot dénommé Stan, qui parle, mange à table, donne son avis sur tout, flatte les adultes et se débrouille toujours pour faire ses coups en douce… Et voilà que le jour où Antoine obtient un petit rôle dans le spectacle de fin d’année de l’école, Stan est choisi comme comédien-vedette dans un long-métrage. C’en est vraiment trop ! Mais il n’est pas dit qu’Antoine se laissera faire une fois de plus.

Un roman graphique à l’humour dévastateur.

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Dans la famille Dumourtier, la star est Stan, le chien. Un chien qui parle, qui mange assis à table, et que chacun considère comme un membre de la tribu à part entière.

Antoine, lui, vit mal cette préférence affichée pour le canidé. Et cette préférence augmente encore davantage quand Stan devient le rôle-titre du film Chien fidèle.

Dans ce roman graphique, les illustrations ont presque autant d’importance que le texte, elles participent de l’effet comique, le rehaussent, le soulignent. C’est drôle, tordant, adapté au jeune public mais très plaisant pour les plus grands – et forcément plein de souvenirs, comme l’épisode de la cagoule :.

« Comme dit mamy Martine, « un malheur n’arrive jamais seul ». Ambroise n’est plus mon meilleur ami d’enfance et voilà qu’il se met à neiger puis à faire froid. Pourtant, j’aime la neige. Je l’adore même. Mais ce que je n’apprécie pas, mais alors pas du tout, c’est quand maman plonge dans le placard de l’entrée.

– Voilà, Antoine ! Je l’ai !

Elle extirpe un petit carton marqué Hiver, elle l’ouvre. La rouge est trop petite, on dirait un habit de bébé, l’orange, je m’en souviens, gratte comme un paillasson, quant à la bleue, on croirait celle d’un Schtroumpf. Et puis, il y a la rose.

– Elle n’est pas rose ! s’écrie maman. Elle est couleur saumon. En plus, elle est toute douce, touche ! » (page 37)

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L’écriture de Claudine Aubrun est rythmée et pleine d’images, elle campe des personnages attachants et (parce que) bourrés de défauts et leur fait vivre des aventures truculentes.

Quant aux dessins de Delphine Perret, l’humour s’y glisse jusque dans les moindres détails.

Et en fin d’ouvrage se trouvent quelques planches du premier tome des aventures d’Antoine et Stan (« Oust ! ou l’insupportable monsieur Stan »), qui donnent simplement envie de se précipiter sur l’album – bien qu’il ne soit pas nécessaire de l’avoir lu pour apprécier « Monsieur Stan n’a qu’à bien se tenir » !

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7 réflexions sur “Monsieur Stan n’a qu’à bien se tenir, Claudine Aubrun & Delphine Perret

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