Dit-il, Philippe Vilain

Dans Roland Barthes par Roland Barthes, le sémiologue émet un regret : ne pas avoir pu réaliser ce projet intitulé « le livre/ la vie » et consistant à « prendre un livre classique et tout y rapporter de la vie pendant un an ».

Les éditions Cécile Defaut proposent d’y remédier avec cette collection dirigée par Isabelle Grell, spécialiste de l’autofiction.

 

Y sont entre autres présents ou annoncés Philippe Forest, Camille Laurens, Philippe di Folco, Eric Pessan qui rendent notamment hommage à Georges Perec, Françoise Sagan, Lewis Caroll, Proust, Diderot ou Sylvia Plath.

 

Philippe Vilain, avec Dit-il, s’approprie L’été 80 de Marguerite Duras et entraîne le lecteur dans une ballade au gré de ses souvenirs.

« Pour que vous vous intéressiez à moi il faut que je vous parle de vous », écrivait la grande dame dans Un barrage contre le Pacifique.

 

Avec cet hommage à Marguerite Duras, Philippe Vilain rend explicite le propos de Roland Barthes qui affirmait avec « La mort de l’auteur », en 1968, que le lecteur se substitue à l’auteur en réécrivant le texte pour lui-même, en lui donnant un sens éventuellement nouveau qui lui est propre.

 

« La naissance du lecteur doit se payer de la mort de l’auteur ».

CQFD – la littérature, seule, survit à tout.  

 

A lire également : un billet d’Ariane Charton sur le même sujet

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