5 questions à Cypora Petitjean-Cerf

 

Cypora Petitjean-Cerf, née en 1974, est enseignante.

 

Préalablement à La belle année, paru le 8 février dernier, elle a publié L’école de la dernière chance, un an en classe-relais (2005) ainsi que trois romans, Le musée de la Sirène (2005), Le corps de Liane (2007) et Le Film (2009), tous parus chez Stock.

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« J’ai du mal à supporter les mots inutiles. Les livres bavards me font fuir. »

1. VOUS ET la lecture ?

Je suis une lectrice difficile et exigeante qui n’est pas capable d’entrer dans tous les livres. Il faut que l’univers me séduise, que le style soit efficace et sans chichis. Par exemple, j’ai du mal à supporter les mots inutiles. Les livres bavards me font fuir.

Sinon, je préfère les ouvrages neufs, que je « déflore » avec un plaisir gourmand : la première lectrice, la première tourneuse de pages, c’est moi. Je n’annote pas mes livres. Seule la page de garde porte une mention écrite à la main : j’indique le lieu et la date auxquels j’ai découvert cette œuvre. Cette habitude me permet d’associer la lecture à une époque et à un contexte.

Pour finir, oui, je crois à l’avenir du livre électronique. Mais je ne suis pas sûre que le nouveau venu détrônera son ancêtre de papier. Ils devraient coexister.

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« Je lis rarement les livres primés. J’aime mieux me fier à mes goûts. »

2. VOUS ET les livres ?

Hélas, je lis peu en ce moment. Ma vie familiale et professionnelle ne me laisse pas assez de temps. Je suis sur la « Pastorale américaine » de Philip Roth depuis de longs mois : c’est un livre dense, exigent, rempli d’images complexes et de références culturelles.

Avant cela, j’avais lu « Un roman français » de Frédéric Beigbeder et « Sous le charme de Lilian Dawes » de Katherine Mosby. Après la « Pastorale américaine », j’aimerais attaquer le dernier roman d’Haruki Murakami, dont je suis une très grande fan.

Je me tiens au courant de l’actualité littéraire, mais je me rends compte que je lis rarement les livres primés. J’aime mieux me fier à mes goûts.

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« J’écris entre 5 et 9 heures par jour, pendant les périodes « fertiles ». »

3. VOUS ET l’écriture ?

Je suis quelqu’un qui a malheureusement les plus grandes difficultés à conduire deux activités de front. Aussi, lorsque je veux écrire, suis-je réduite à prendre un congé sans solde. C’est dans ces conditions que j’ai produit mon roman, « La belle année« . Lorsque j’ai tout mon temps pour écrire, mes journées se déroulent comme suit : je dépose mon fils chez sa nounou à 9 heures, je rentre tranquillement à la maison, je prends mon petit-déjeuner, et sur le coup des 10 heures, je me mets à écrire. Parfois, je prends une pause-déjeuner et parfois, non. Il m’arrive d’écrire sans m’arrêter jusqu’à 18h, heure à laquelle je récupère mon fils. Viennent ensuite, les jeux, le bain, le dîner. Et une fois le petit au lit, je me remets au travail. J’ai calculé que j’écrivais entre 5 et 9 heures par jour, pendant les périodes « fertiles ».

Je n’aime pas trop écrire à la main dans la mesure où ma main est beaucoup moins rapide que mon cerveau. En revanche, je tape vite et bien. Donc mon ordinateur est, pendant les périodes d’écriture, mon plus fidèle compagnon.

Les lectures influencent forcément le travail d’un écrivain. Je dirais même que la lecture fait partie du travail d’écriture. On vient boire à l’œuvre d’autrui et l’on repart vers ses propres livres avec un souffle nouveau. Il est des livres qui nous apprennent à écrire. Ce fut pour moi le cas de « La virevolte », le fabuleux roman de Nancy Huston.

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« Les réseaux sociaux ont tendance à voler du temps à l’écriture. »

4. VOUS ET Internet ?

Internet est une source d’information précieuse pour l’écrivain (même s’il faut toujours vérifier la fiabilité des sources). En revanche, les réseaux sociaux comme Facebook ont tendance à voler du temps à l’écriture.

En ce qui concerne les blogs littéraires, j’ai la candeur de croire que leurs auteurs sont libres d’écrire ce qu’ils veulent comme ils le veulent, ce qui est essentiel. Mais la qualité des analyses littéraires est très inégale, il faut faire le tri.

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« J’espère que mon prochain congé me permettra de pondre un nouveau roman. »

5. VOUS ET vos projets ?

Grâce à mon dernier congé sans solde, pris entre janvier et juin 2011, j’ai pu terminer la rédaction de « La belle année« , roman paru le 8 février 2012 aux éditions Stock. Et j’espère que mon prochain congé, qui a commencé le 1er février 2012, me permettra de pondre un nouveau roman. J’ai déjà le sujet et même le titre mais pour l’instant, je ne dis rien, c’est secret.

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3 réflexions sur “5 questions à Cypora Petitjean-Cerf

  1. Pingback: La belle année, Cypora Petitjean-Cerf | Sophielit

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