Olympe de Gouges, Catel & Bocquet

Présentation de l’éditeur :

De Montauban en 1748 à l’échafaud parisien en 1793, quarante-cinq ans d’une vie féminine hors normes, et l’invention d’une idée neuve en Europe : la lutte pour les droits des femmes.
Née dans une famille bourgeoise de province, sans doute fille adultérine d’un dramaturge à particule, Marie Gouze dit Olympe de Gouges a traversé la seconde moitié du XVIIIe siècle comme peu de femmes l’ont fait. Femme de lettres et polémiste engagée, elle se distingue par son indépendance d’esprit et l’originalité parfois radicale de ses vues, s’engageant pour l’abolition de l’esclavage et surtout pour les droits civils et politiques des femmes. Opposée aux Robespierristes et aux ultras de la Révolution, elle est guillotinée pendant la Terreur.

 

 

Ce livre est un bel objet. Un album de bande-dessinée, certes, mais aussi une véritable biographie d’Olympe de Gouges, femme libre qui mourra guillotinée, enceinte, à qui l’on doit la Déclaration des droits de la Femme et de la Citoyenne de 1971. 400 planches qui sont complétées d’une chronologie détaillée ainsi que des notices biographiques de tous les personnages rencontrés par Olympe de Gouges, née Marie Gouze, au cours de son existence.

 

« – Une femme ne peut pas rester seule dans ce monde.

– Seule ou libre ? » (page 112)

 

« – Je crois simplement que le mariage est le tombeau de l’amour. » (page 140)

 

Un ouvrage qui force le respect par l’ampleur de la tâche : il a nécessité 3 ans d’un travail basé notamment sur la lecture de 150 ouvrages.

Surtout, une rencontre avec une femme lettrée, déterminée, éprise d’amour, de liberté, et d’absolu, une femme aussi incroyable qu’inoubliable.

 

«  (Olympe de Gouges) – Toutes les femmes devraient savoir lire et écrire. […]

(Louis-Sébastien Mercier) – N’oublie pas ce que dit Rousseau : « Quand le style est trop étudié, l’écrivain ment. Et moi j’ajoute : si tu sais dire, tu sais écrire. Et si tu n’écris pas, tu dictes. » (page 168)

 

« – Vous n’arrêtez donc jamais d’écrire, Olympe ?

– Mon corps est prisonnier mais mon esprit est libre. » (page 393)

A lire pour le plaisir de la lecture, du style de Jean-Louis Bocquet, du trait de Catel (que je n’ai pourtant pas toujours aimé), et pour cette histoire de l’Histoire.

 

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5 réflexions sur “Olympe de Gouges, Catel & Bocquet

  1. Pingback: Kiki de Montparnasse, Catel & Bocquet | Sophielit

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