Troc, Brigit Hache

Présentation de l’éditeur

Cher Monsieur,
Je devine votre étonnement à la réception de mon courrier. Cette première impression passée, je vous remercie de m’accorder à nouveau votre attention. Cette lettre ne poursuit qu’un seul but. Je n’y ferai preuve d’aucune complaisance à mon égard, j’ai ma part de responsabilité, mais je veux vous mettre en garde du danger qui vous guette.
Tout a commencé par un inconnu de passage, un vagabond naïf. Il tournait autour d’un présentoir comme un ours autour d’une ruche remplie de miel, ne sachant comment accéder à l’objet de sa convoitise sans éveiller de soupçons. Il prenait un paquet de bonbons, le reposait, renouvelait l’opération. Je le surveillais du coin de l’œil tout en servant mes clients. (…)

 

Paul Lanier est pharmacien. Sa vie est un long fleuve tranquille jusqu’à ce qu’in inconnu lui propose un troc improbable : un dessin contre un sachet de réglisse.

Dans cette lettre qui se lit d’un seul souffle, nouvelle noire émaillée de violence, de drogues et de rêves déçus, Paul Lanier, qui « ne correspond pas au programme parental », revient sur son passé, sur les agressions dont il a été victime dans sa pharmacie, sur la façon dont son corps s’est exprimé –maux plus ou moins grands. Car tout a basculé une fois le troc effectué…

 

Citations choisies :

« Le troc n’a que la valeur qu’on lui donne. Il l’avait évalué à un sachet de réglisse à cinq euros,  fabrication certifiée à l’ancienne, cuit dans une bassine de cuivre, le grand jeu de la guimauve en libre service sur un présentoir au milieu de l’officine. » (page 10)

« La facilité apparente provoque souvent l’envie, mais la capacité des gens à juger ce qu’ils ne connaissent pas est infinie. » (page 10)

« Ma carrière serait forcément ascendante, au fur et à mesure de l’agrandissement de ma clientèle, de la renommée dans mon quartier, du temps qui passe et laisserait un jour – après les remboursements des différents prêts – de ce précieux temps pour profiter de la vie. Le temps qui me resterait, je ferais un peu de golf en fin de semaine, emmènerais femme et enfants en week-end à Deauville ou au Touquet, une famille construite comme une carrière. » (pages 23-24)

 

Ce petit livre a un format idéal pour être glissé dans un sac, voire une poche. Il promet une heure de lecture, parfait pour une soirée, un trajet ou un entre-deux-pavés. La collection « Côté court » des éditions Jacques Flament est consacrée aux nouvelles… Et c’est une bonne nouvelle !

 

Jacques Flament Editions, octobre 2012, 50 pages, 4,50 €

 

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