À cause d’un baiser, Brigitte Kernel

Présentation de l’éditeur :

« Elle était si parfaite, comment avais-je pu soudain aimer une autre personne ? Que deux coups de téléphone, un déjeuner, un baiser, un seul baiser et quelques caresses remettent à ce point ma vie, notre vie, en question ? Qu’est-ce qui m’avait pris de dire aussi vite à Léa : J’ai embrassé une autre femme ? La greffe avait pris, en un baiser. Un baiser qui avait duré plus de deux heures et les mains, les doigts de Marie, sous mon pull, sur ma poitrine. Il m’avait semblé que ma vie basculait. Et maintenant comment faire ? Léa, Marie ; Marie, Léa. Peut-on donc l’espace d’un court moment, ou même d’un temps plus long, aimer deux personnes à la fois. »

Après Fais-moi oublier, le nouveau roman d’amour de Brigitte Kernel. Celui d’une femme tiraillée entre Léa, celle qu’elle aime, et l’envoûtante Marie qui, en un baiser, vient tout bouleverser.

 

En 2011, Brigitte Kernel m’a invitée dans son émission Noctiluque, sur France Inter [à réécouter ici], pour parler de mon écriture en général et de mon histoire courte Santé ! en particulier.

De Brigitte Kernel, j’avais déjà lu une biographie de Véronique Sanson (depuis, j’ai également lu celle de Louis de Funès qu’elle a signée), mais jamais de roman. C’est chose faite avec cet opus qui, s’il est la suite de Fais-moi oublier, peut se découvrir indépendamment.

 

La narratrice voit ici son confort amoureux chamboulé par l’intrusion dans son existence de Marie, cette femme dont le prénom est l’anagramme du verbe aimer. Et l’auteur nous entraîne dans un vrai roman d’amour moderne, le roman de la fin d’une passion, aussi éclatante que le sont les couleurs dans le froid du Cercle polaire qui est le décor du début du texte. Ici, l’amour est un feu qui s’éteint s’il ne brûle pas de hautes flammes ; il ne souffre pas la tiédeur, la fadeur.

 

« J’aurais voulu tendre ma main vers elle et entourer la sienne de ma paume, je n’y parvenais pas, je n’y arrivais plus, un fossé nous séparait, des forces contraires, des éléments déchaînés. Elle ne pouvait plus m’aider, plus me comprendre, je venais de lui faire un mal fou, comment la protéger désormais ? Plus jamais, elle ne pourrait me faire confiance. » (page 19)

 

La prose de Brigitte Kernel est remarquable de sensibilité et de poésie. L’auteur truffe les grands sentiments de petits détails qui font la beauté de l’amour au quotidien.

 

Surtout, Brigitte Kernel pose des questions universelles : peut-on aimer plusieurs personnes à la fois ? Qu’est-ce que tromper l’autre ? Quand cela commence-t-il ?

L’évolution du couple avec le temps est disséquée, et l’émotion surgit de ce travail dense, de cette étude au scalpel. Que les protagonistes soient deux femmes en devient finalement presque un détail…

Ce roman nous parle à tous.

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Editions Flammarion, janvier 2012, 370 pages, 18 euros

 

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