Un été de trop, Isabelle Aeschlimann

Présentation de l’éditeur :

Markus, quarante ans, marié, trois enfants, heureux en ménage, laisse momentanément sa famille derrière lui pour réaliser un projet professionnel à Berlin. Emilie, vingt-cinq ans, quitte son compagnon après une relation de quatre ans et, en pleine remise en questions, part effectuer un stage dans la capitale allemande. Markus et Emilie se sont déjà rencontrés, huit ans auparavant. Le hasard les remettra-t-il face à face ? L’attrait de la liberté est-il plus fort que le sens du devoir ? Et surtout, peut-on donner une deuxième chance à l’amour ?

 

Un Eté de trop est une histoire de séduction, de tentation, et de cas de conscience qui a pour décor Berlin, ville dynamique où tout paraît possible. Un premier roman qui remet au goût du jour les jeux de l’amour et du hasard, et qui ne laissera personne indifférent…

 

Ceci est un roman d’amour. A dix-sept ans, la Suissesse Emilie a passé trois mois en Allemagne, dans la famille de Markus, un père de trois enfants de quinze ans son aîné. Regards qui se croisent, peaux qui se frôlent, émois… A l’un comme à l’autre, cette parenthèse estivale a laissé des souvenirs impérissables. Huit ans plus tard, voici que la vie a décidé de faire à nouveau se croiser leurs routes. Appelle-t-on cela hasard ou destin ? Mais en huit ans, chacun a évolué à sa façon…

 

L’auteur d’Un été de trop ne nous épargne aucune des tergiversations des protagonistes, aucune des étreintes sans importance par lesquelles ils devront en passer avant de se retrouver. La surabondance de descriptions et de détails est compensée par les nombreux dialogues et le langage familier qui rendent la lecture très facile. Et comme dans Paul avec les expressions québécoises, on se réjouit de découvrir au détour d’une phrase le français des Suisses.

 

La caméra passe d’un personnage à l’autre et donne au roman un côté très visuel ; on regrette même de ne pas avoir le son, pour voir réunis ces individus de cultures et de langues différentes. De la bombe italienne au prétentieux fils prodigue en passant par l’épouse délaissée, les protagonistes sont d’ailleurs fort sympathiques, et tant pis s’ils n’évitent pas certains clichés.

 

Isabelle Aeschlimann démontre qu’elle sait déjà jouer avec son lecteur : à maintes reprises, Markus et Emilie manquent de se croiser ; on anticipe les retrouvailles et le fait qu’elles n’aient pas lieu alors qu’on s’y était préparé développe le sentiment de frustration… et pousse à poursuivre la lecture.

Résultat : on peine à lâcher son roman. Les rebondissements font oublier les défauts et autres maladresses. Avec ce premier roman, Isabelle Aeschlimann signe un divertissement efficace et réussi.

Mention spéciale pour le journal d’adolescence d’Emilie, qui sonne particulièrement juste.

 

Editions Plaisir de lire, novembre 2012, 380 pages, 17,50 euros

Commander hors Suisse

 

D’Allemagne

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« C’est fou comme l’exil favorise le patriotisme. » (page 225)

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L’adolescence dans le sud de l’Allemagne, occasion de la rencontre de la jeune Emilie avec Markus, cela me parle particulièrement. Alors que l’auteur de ce roman devait être en plein dans les corrections, je suis moi-même retournée sur les rives du Bodensee, comparant bien malgré moi le présent à des souvenirs édulcorés vieux de plus de quinze ans, avant de découvrir Berlin l’enchanteresse. Et l’allemand est la langue que j’aime le plus au monde après le français….

Alors j’ai regretté de ne pas ressentir davantage l’Allemagne dans ces pages. Ce qui se passe à Berlin pourrait avoir lieu dans n’importe quelle autre métropole, à quelques bières et saucisses au curry près. Une bonne chose peut-être pour ceux qui n’ont guère d’affinités avec le pays mais me concernant, Schade…

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2 réflexions sur “Un été de trop, Isabelle Aeschlimann

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