Petit éloge du charme, Harold Cobert

Présentation de l’éditeur

« Il a du charme » concède-t-on quand on ne peut pas dire de quelqu’un qu’il est beau tout en lui reconnaissant un certain attrait. Mais quand on nous somme de nous expliquer, voilà que l’on bafouille. Qu’est-ce que le charme au juste ? Qu’est-ce qui le distingue de la beauté, de la séduction – notions élevées au rang d’impératifs catégoriques modernes – mais aussi de l’aura ou de son voisin linguistique, le charisme ? Tel est le charme : multiple, fuyant, se soustrayant sans cesse à l’analyse.

Le romancier Harold Cobert a relevé le défi. S’appuyant sur l’étymologie, la philosophie, l’histoire et la littérature, il examine tous les aspects de cette notion volatile dans un style aérien, ludique et bien sûr, charmant.

 

Cerner ce qui ne se peut toucher du doigt, définir ce qui accepte tant d’interprétations… Le pari était osé, le résultat ne déçoit pas. Le charme nous concerne tous, et Harold Cobert s’emploie ici à l’aborder d’une bien jolie façon. Plusieurs, en fait : la beauté, le mystère, la séduction, l’érotisme, la transgression… tout ce qui est charmant, et tout ce qui fait le charme.

« Le charme, comme tout ce qui échappe, est mystérieux. Le mystère, comme tout ce qui intrigue, charme. Tous deux attirent d’une manière irrésistible, non par ce qu’ils dévoilent, mais par ce qu’ils dissimulent. Tous deux sont fils de l’ombre. » (page 49)

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Truffé de références, cet essai n’en est pas moins très accessible, et on y retrouve avec bonheur la plume entraînante du romancier.

Le mot est facile, mais c’est la vérité : voilà une lecture dont on ressort charmé(e).

Lire le premier chapitre sur le site de l’éditeur

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[Et dans le Figaro Madame, Harold Cobert a prouvé qu’il avait en matière de blogs des goûts… charmants !]

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François Bourin Editeur, octobre 2012, 124 pages, 14 euros

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Quand nous serons frère et sœur, Sophie Adriansen

Roulements de tambour. Hasard des calendriers de publication, alors que je suis encore toute à Louis de Funès paraît mon premier roman adulte. Un évènement d’importance donc… pour moi, en tout cas.

Voici ce qu’en dit l’éditeur, les bordelaises éditions Myriapode.

 

« Il n’était tout simplement pas comme elle.

Il ne serait jamais son frère, c’était aussi simple que cela.

On ne pouvait se décréter frère et sœur par volonté commune ou désir profond, ni même décision unilatérale, et encore moins parce qu’on avait reçu un bout de papier l’affirmant. »

Louisa, la trentaine dynamique et urbaine, n’a jamais connu son père. Par une chaude journée d’avril, elle apprend la mort de celui-ciet découvre dans la foulée qu’il lui a laissé un conséquent héritage. Mais cet argent inespéré est soumis à une condition : elle doit cohabiter un mois avec un frère dont elle ignorait jusqu’à l’existence. Ne se doutant pas qu’elle prend un aller simple pour le début du reste de sa vie, Louisa fait sa valise et débarque à Lougeac, village du centre de la France où elle n’est pas la bienvenue et où les rumeurs vont bon train.

Quand nous serons frère et sœur est une ode à l’échange et à la simplicité qui met en scène l’étonnante rencontre d’une jeune femme enlisée dans son passé, que le mystère de ses origines a rendu méfiante, avec un homme concentré sur le présent, dans un récit servi par une écriture lumineuse.

 

Editions Myriapode, 30 janvier 2013, 220 pages, 18 €

 

L’avis de Grégoire Delacourt :

« Quand nous serons frère et sœur » est un texte très touchant sur l’adoption de soi-même. Sur le thème des retrouvailles improbables, Sophie nous entraîne dans ce lieu confortable où l’on croit se connaître et le bouscule de façon formidable. Un peu comme elle viendrait mettre à sac votre chambre pour vous inviter à en sortir.

 

La République du Centre parle de Louis de Funès mais aussi de Quand nous serons frère et sœur :

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