L’île des beaux lendemains, Caroline Vermalle

L'ile des beaux lendemainsPrésentation de l’éditeur :

À soixante-treize ans, Jacqueline découvre que son cœur en a dix-sept et abandonne tout, décidée à remonter le temps vers les promesses de sa jeunesse. Marcel, son époux délaissé, affronte la descente de la Loire et toutes les rivières de l’enfer pour partir à sa recherche. Leurs chemins croisent ceux de Paul, ancien prêtre et amateur astronome, fasciné par une étoile morte à l’aube du monde, et de Nane, aristocrate gouailleuse et rebelle, qui panse les plaies des âmes en peine avec les douceurs de l’Île-d’Yeu. C’est auprès d’elle que Jacqueline fera le plus beau des apprentissages : celui de la liberté.

Ils ont trois cents ans à eux quatre, et leur aventure commence tout juste. Tissée de poésie, d’espoir et de lumière, l’histoire de gens ordinaires qui découvrent qu’il n’est jamais trop tard pour devenir soi-même.

 

Avec une très grande sensibilité, Caroline Vermalle nous parle de « ce goût amer de tout ce qu’on n’a pas fait et de ce qu’on aurait dû faire et de tout ce qui aurait dû être » (page 90) que tout le monde ressent un jour et auquel ses personnages, enfin, décident de prêter attention. Rendre son existence conforme à ses attentes, vivre ses rêves est un combat de chaque jour ; il est bien plus facile de laisser sa personnalité se diluer dans le conformisme et le désir des autres.

 

Les années écoulées pourraient rendre ce combat vain pour les protagonistes hauts en couleurs de L’île des beaux lendemains, mais l’auteur en a décidé autrement. Guidé par des papillons, le lecteur assiste à un réveil qui prend la forme d’une résurrection et qui se double d’une urgence : il n’y a plus de temps à perdre.

 

La nostalgie ici n’est pas une substance collante qui empêche d’avancer mais bien un moteur. Les pages de ce livre sont pleines d’espoir et de vie. L’île des beaux lendemains est un roman tout en couleurs, en lumières, en éclats de voix et de soleil, tout en senteurs aussi – la mer, la cuisine -, tout en émotions enfin.

 

Il n’est jamais trop tard pour se réveiller, et Caroline Vermalle, après l’émouvant L’avant-dernière chance qui mettait déjà en scène des seniors, le souligne d’une bien jolie façon.

 

Editions Belfond, mars 2013, 252 pages, 18 euros

 

 

Trois phrases :

 

« Elle avait réalisé dans un éclat de conscience fulgurant qu’elle s’était trompé d’existence. » (page 19)

 

« Il y en avait eu beaucoup, des âges où il avait été malheureux, peut-être pas plus que les autres, mais pas moins non plus, et aujourd’hui c’était comme si la vie lui apportait l’addition. » (page 38)

 

« Marcel était convaincu que ces grands moments-là devaient se présenter d’eux-mêmes, avec fanfare et trompettes. Et, en l’occurrence, même si cela faisait quatre décennies qu’il l’attendait, le moment ne s’était pas encore présenté. » (page 48)

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