Génération H, Alexandre Grondeau

generation-hPrésentation de l’éditeur :

Sacha, Jo et leurs amis appartiennent à la Génération H. Amateurs de skunk, de double zéro, de pollen, de charasse ou d’aya, ils passent leurs journées à fumer des deux ou trois-feuilles, à tirer des bangs, à se faire tourner des shiloms et des pipes en tout genre. 
Un été au milieu des années 90, la petite bande part sur la route explorer toutes les facettes d’un nouveau style de vie alternatif qui s’offre à elle dans un road trip haschisché et musical. Allant de festivals underground en free parties, de sound systems en soirées improbables pour bons beaufs de base, ils parcourent une France enfumée traversée par un vent de liberté qui balaie tout sur son passage. En stop ou à pied, portés par le son des nouvelles musiques urbaines qui explosent (hip-hop, techno, ragga dancehall…), ils font les quatre cents coups, enchaînent les rencontres inattendues, les expériences mystiques et amoureuses, découvrent les joies de la vie de nomade, surmontent mille et une galères, en usant et abusant des spécialités cannabiques locales. Guidés par leur soif de vivre à cent à l’heure, et grâce à leur amitié indéfectible, ils brûlent leur jeunesse comme un spliff de weed et écrivent l’histoire d’une nouvelle France où la consommation de haschisch et d’herbe se généralise et s’intègre totalement à sa culture.
La Génération H a enfin son roman. Faites tourner.

 

Ce roman n’est pas moralisateur – au contraire. Il fait l’apologie de la défonce (douce) comme mode de vie, il la rend synonyme de liberté. Il prend cependant une allure sociologique en brossant le portrait d’une génération qui a trente ans aujourd’hui et n’a pas nécessairement abandonné la weed – pas nécessairement non plus envie de grandir.

Génération H_dos

 

Alexandre Grondeau, dont c’est le deuxième roman, est maître de conférences en géographie à l’université d’Aix-Marseille. Egalement critique musical, spécialiste des musiques jamaïcaines, il est passionné par les mouvements underground et la contre-culture. Pas besoin de creuser davantage pour comprendre que la génération qu’il dépeint est la sienne…

 

Un road trip à l’écriture soignée qui plaira particulièrement aux adulescents et aux nostalgiques des festivals et autres free parties.

Un très bon point pour la longue (et géniale) playlist qui termine l’ouvrage.

 

D’ailleurs, depuis la sortie du livre, un certain nombre d’artistes ont composé des morceaux en écho au roman, comme ici Yaniss Odua qui met du soleil sur ce blog.

 

 

http://www.generation-h.fr/

La Lune sur le toit, février 2013, 320 pages, 18 euros

 

Trois phrases :

 

« La vie peut commencer et finir dans un nuage de fumée haschischée. » (page 9)

 

« Le meilleur moyen de troubler une amitié masculine forte est d’introduire une variable féminine. » (page 31)

 

« Si Rimbaud et Verlaine avaient eu vingt ans en 1995, ils auraient été travellers et deejays, têtes chercheuses d’existence sur les routes de France et d’Europe, aspirants poètes la tête dans les étoiles, le cœur dans les machines et les platines rythmant les nuits et les journées des teknivaliers. »

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Une réflexion sur “Génération H, Alexandre Grondeau

  1. Pingback: Pourquoi écrivez-vous, Alexandre Grondeau ? | Sophielit

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