[Il y a un mois] L’Envolée des livres de Châteauroux, 7ème édition

 

header_chtxUn couvent du XIIIème siècle qui se détache sur un ciel sans nuages. Une carte postale ? Pas seulement. Si la météo peut être aléatoire, le couvent des Cordeliers est depuis quelques années le cadre incroyable qui accueille les auteurs du salon du livre de Châteauroux, joliment appelé L’Envolée des livres.

 

Pour cette septième édition, les auteurs sont au nombre de 160, répartis entre la nef du couvent et les espaces adjacents. D’abord hésitants, les spectateurs finissent par envahir les allées formées par les stands des quatre librairies participantes. Ils viennent de tout près, ou de plus loin que le département. Toutes les littératures sont représentées entre ces murs chargés d’histoire. Daniel Picouly, parrain de l’année, attire autant de passionnés que Patricia Darré, médium et journaliste castelroussine auteur de deux livres à succès sur ses expériences extrasensorielles. Le prix Goncourt 1990 et le prix France Télévisions 2003 ne déméritent pas face à la première dauphine de miss France 2007 et au candidat de L’Amour est dans le pré 2011.

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Sur la grande scène, Krystel Jacob, auteur jeunesse venue en voisine, reçoit le VIIème prix des Enfants de la Ville de Châteauroux pour « La vie secrète de Benjamin Moucheboeuf » (Volpilière, 2011) tandis que Stéphane Michaka se voit remettre le prix Coup de cœur des libraires de la ville pour « Ciseaux » (Fayard, 2012), roman à quatre voix inspiré de la vie mouvementée de l’écrivain Raymond Carver.

 

L’on trinque à leur santé et aux livres, à ceux qui les lisent, à ceux qui les vendent et à ceux qui les écrivent, à l’ombre du couvent. Le salon va fermer ses portes sur cette belle première journée.

 

Samedi soir à l’Espace des halles, Picouly joue La Faute d’orthographe est ma langue maternelle, le spectacle basé sur son dernier livre, dans le cadre de la soirée off.

 

La nuit tombe lentement, les auteurs se dispersent dans la ville au même rythme. La douceur de l’air chasse la fatigue et fait des appels du pied pour prolonger la soirée. Certains y céderont, qui émergeront avec plus de difficulté le lendemain. Peu importe. Châteauroux a ceci de commun avec Vegas que ce qui s’y passe y reste (jusqu’à l’année d’après).

 

Le soleil est à nouveau au rendez-vous du dimanche. L’équipe municipale, dynamique et impliquée, converse avec les auteurs matinaux.

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La journée s’écoule, ponctuée par des débats et des échanges qui plongent au cœur des propos des ouvrages présentés. A l’étage, les conférences se suivent et ne se ressemblent pas. La veille, la journaliste Aïda Valceanu a délaissé un instant son costume de coordonnatrice du salon pour évoquer Talleyrand et Napoléon avec deux historiens ; le journaliste Hubert Artus a fait parler la jeune garde, représentée par Stéphanie Hochet, Alma Brami, Max Monnehay, Erwan Lahrer et Myriam Thibault ; le dimanche, la même Aïda Valceanu réunit Jérôme Attal, Sandrine Roudeix, Anne Icart pour parler du goût des mots ; le même Hubert Artus s’entretient en tête-à-tête (mais devant une salle comble) avec Eric Naulleau ; et je termine en questionnant Serge Joncour, Tristane Banon, Sandra Reinflet et Eric Valmir à propos des souvenirs de famille.

 

Le week-end s’achève avec un goût de pas assez ; dans le ciel et dans les cœurs, le beau temps nous aura accompagnés jusqu’au bout. Les rencontres – ah, les rencontres, le sel, le miel, l’élixir des salons – iront bien plus loin que le quai de la gare.

 

A Châteauroux, cette année, j’ai attrapé un coup de soleil qui n’est pas encore passé.

 

Sophie Adriansen

 

Crédit photos : Pat Liv

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