On ne meurt pas d’une overdose de rêve, Grégoire Lacroix

On ne meurt pas d'une overdose de reveCe petit livre à couverture bleue est un recueil d’aphorismes (« euphorismes ») sur la sagesse, œuvre du poète Grégoire Lacroix, né en 1933, membre de l’Académie Alphonse Allais, fondateur de la philosophie évitiste.

Prescription : à consommer en dose homéopathique mais quotidiennement, et à mettre en pratique aussitôt.

Voici une sélection personnelle de petites phrases en guise d’amuse-bouches :

 

Elever très haut le débat est une façon élégante de le perdre de vue.

Le seul temps vraiment perdu est celui qu’on passe à regretter les occasions manquées.

La stratégie est à la tactique ce que le haut-de-forme est à la casquette.

On gagne beaucoup de temps en faisant semblant de comprendre au lieu de demander des explications.

Ne pas vouloir mourir idiot c’est avouer qu’on voudrait être éternel.

Il y a des moments tellement magiques qu’ils vous donnent la nostalgie du présent.

On passe la première moitié de sa vie à se sous-estimer. Et la deuxième à s’apercevoir qu’on a surtout surestimé les autres.

Tout homme est à la fois le labyrinthe et le promeneur qui s’y perd.

Aussi révolutionnaire que l’on soit, on est toujours le bourgeois de quelqu’un.

La démocratie, c’est la liberté de dire qu’on en manque.

Attendre, c’est faire trop d’honneur à l’incertain. Espérer, c’est lui donner sa chance.

Qu’advient-il de la seconde moitié des fautes avouées qui n’a pas été pardonnée ?

Si vous le pouvez, faites en sorte que les autres vous prennent au sérieux, ça vous évitera d’avoir à le faire vous-même.

Vieillir est un jeu d’enfant.

On est bien plus libre qu’on ne croit et ce serait dommage de le découvrir trop tard.

Il ne suffit pas de faire semblant pour faire illusion.

L’humour est ce qui évite à la lucidité de sombrer dans l’amertume.

La surmédiatisation du malheur nous ferait presque oublier qu’il y a des gens heureux.

Qui peut le plus aurait bien tort de s’en priver.

Ce qui bouleverse les autres ce n’est pas que vous perdiez la vie c’est que vous sortiez de la leur.

Quand on ne promet rien, on a beaucoup de mal à décevoir.

J’ai décidé de progresser au lieu de vieillir.

Stupide obsession de la transparence : si tout était vraiment transparent on ne verrait rien.

 

Editions Max Milo, juin 2013, 64 pages, 4,90 €

 

A découvrir aussi : On est toujours beau quand on est amoureux

Lacroix3

Publicités

5 réflexions sur “On ne meurt pas d’une overdose de rêve, Grégoire Lacroix

  1. Pingback: Un seul soleil, chacun son ombre, Grégoire Lacroix | Sophielit

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s