Arrête, arrête, Serge Bramly

arrete aretePrésentation de l’éditeur :

Peu de temps avant la fin de sa peine, un détenu en liberté conditionnelle coupe son bracelet électronique. Il dit adieu à sa fille et s’enfuit à Paris. Personne ne comprend la raison de cette cavale.

Après seize ans de prison, Vincent semble avoir perdu la tête. Ou peut-être prépare-t-il un coup…

Alors que la police le traque, il remonte les Champs-Élysées, les mains dans les poches.

Le regard d’une jeune femme le trouble. Une jeune femme pâle et languide, qu’il croit reconnaitre, quelques heures plus tard, dans la pénombre d’un club échangiste où il a trouvé refuge…

Comment l’amour peut-il éclore dans un tel endroit ?

Les sentiments brilleraient-ils d’un éclat particulier lorsqu’ils fleurissent au bord du gouffre ?

 

 

Vincent a pris seize ans pour meurtre, mais il a presque fini de purger sa peine. Pourquoi tout risquer si près du but ? Son frère et les policiers cherchent à comprendre – son frère, surtout. Pendant ce temps, Vincent se déleste de ce qu’il a. Et, dans un club « réservé aux couples, tenue correcte exigée, c’est affiché sur la porte », il croise Anne-Gisèle.

 

Quelles pulsions de vie reste-t-il quand on n’a plus rien à perdre ? Où, comment prendre une dernière dose de liberté quand on est condamné ? et « a-t-on le droit d’impliquer quelqu’un dans son naufrage ? » (page 82)

Le problème – ou le miracle -, c’est que tant qu’on est encore en vie, on peut aimer.

 

Arrête, arrête, c’est le début de la chanson Demain tu te maries qu’interprétait Patricia Carli en 1963, « chanson miraculeuse » pour Vincent. Parce que quand demain s’apparente à une forteresse imprenable, on est prêt à tout…

Arrête, arrête, c’est ce très court roman de Serge Bramly (prix Interallié 2008 pour Le Premier Principe – Le Second Principe), qui n’a finalement pas grand chose à voir avec le visuel qui figure sur sa couverture, et dont on ne sait pas bien où il nous emmène avant que l’on se retrouve percuté en plein cœur – à ne jamais pouvoir oublier cette tranche de vie avec Vincent.

 

 

NiL Editions, août 2013, 128 pages, 12,90 €

 

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Trois phrases :

 

« Quand un évènement imprévu vous accable, et qu’il n’y a rien ni personne contre quoi se battre, il est normal que vous en vouliez à la terre entière. » (page 37)

 

« Il en voulait aux chanteurs, aux stars de sa jeunesse, lorsqu’il les apercevait à la télévision ou dans les magazines, de s’être fanés et racornis au point de ne plus ressembler aux portraits qui ornaient les galeries de sa mémoire – une belle tromperie. » (pages 60-61)

 

« Il lui rendit son baiser et se laissa guider tel le condamné à qui l’on accorde la grâce d’un sursis qu’il n’a pas sollicité. » (page 83)

 

 

 

 

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10 réflexions sur “Arrête, arrête, Serge Bramly

    • Je comprends… Mais en fait, et alors que je croyais moi aussi que tout ou presque se déroulerait dans le club échangiste, ce lieu n’a pas tant d’importance que ça…

      J'aime

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