Q (Confessions érotiques), Pierre Bisiou

QPrésentation de l’éditeur :

C’est une insulte et un mot doux. Ad libido.

Une partie de fesses, menée à fond de train.

Un totem sans tabou.

Vibrant éloge de la sodomie, Q alterne professions de foi et scènes de la vie conjugale, tour à tour comique, langoureux, éruptif. Un constant souci de la langue soutient une plume alerte, de haute tenue, sans considération aucune pour l’horizontal et le bienséant. Libertin sans emprunt, chic et cash, Pierre Bisiou entre joliment en littérature par la porte étroite.

À dévorer, séance tenante.

 

 

A sa parution en grand format, ce livre s’appelait Enculée. Q (Confessions érotiques) est plus aisé à nommer dans les dîners.

 

Alternant le descriptif et l’imagé, Pierre Bisiou met en lumière une pratique sexuelle qui, en fonction des époques et des états, a été (est) considérée comme déviante et intellectualise un acte qui ne l’a pas souvent été.

 

Au-delà de son seul objet, ce premier roman raconte une histoire personnelle et interroge sur nos rapports amoureux. Ce qui naît entre deux êtres. Ce qui se joue entre deux corps. Ce que le sexe a de mystérieux. Comment l’intime partagé peut dépasser ce que chacun en attend.

 

C’est croustillant et tendre, cru et sirupeux, romanesque et juste.

Surtout, inattendu.

 

Pocket, 2011 (et Stock, 2008), 128 pages, 6,10 euros

 

 

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Quelques phrases :

 

« Le genre de pratique telle qu’une fois sur la route elle est sans lendemain. » (page 16)

 

« Tes yeux qui se ferment sont des portes qui s’ouvrent. » (page 13)

 

« C’est qu’il est fascinant, ton sexe de jeune fille. Tu vas vraiment pisser avec ça plusieurs fois par jour ? Je peux à peine y croire. Pour moi c’est un appareil, une civilisation, l’entrée d’un monde. » (page 35)

 

« En façon d’amour, l’essentiel est l’accord complice entre les amants, quelques répétitions, et le goût des voyages. » (page 39)

 

« Qui jouit oublie. Mais jouit. » (page 51)

 

« Le plaisir est si précaire et le sexe si rare. » (page 53)

 

« Il faut du temps pour appréhender son corps ; nous aurons fait cette part de route ensemble. » (page 54)

 

« J’ai la pleine conscience que plus nous évoluons vers le fantasme plus je creuse un fossé entre nous. » (page 57)

 

« Crois-tu que je sois normale ? Tu sais je crois que je ne suis pas normale. Ce n’est pas sain d’aimer autant faire l’amour comme ça. J’aime ça plus encore que par la voie normale. C’est pas normal, dis ? » (page 65)

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