Touriste, Julien Blanc-Gras & Mademoiselle Caroline

TOURISTE - C1C4.indd« Certains veulent faire de leur vie une œuvre d’art, je compte en faire un long voyage. Je n’ai pas l’intention de me proclamer explorateur. Touriste, ça me suffit. »

 

Touriste est le troisième roman de Julien Blanc-Gras, écrivain-voyageur. Sa découverte du monde, avec Paris comme base et lieu d’interludes, est ici adaptée par Mademoiselle Caroline, dont on a déjà apprécié les albums Enceinte et 3 kilos avant le maillot (et qui m’a fait l’honneur de répondre en dessins à mes 5 questions en 2011).

 

« Voyager seul, c’est le meilleur moyen de ne pas le rester très longtemps. »

 

Julien Blanc-Gras a fait du voyage, de la découverte de l’autre, un mode de vie. Il sait l’importance des conditions du voyage, lui qui a fait l’expérience du club de vacances en Tunisie.

 

« Prendre une photo, c’est prévoir de se souvenir du passé dans un avenir prochain. »

 

Il pose son regard sur le monde autant que sur ceux qui le visitent. Le rapport de l’homme à l’homme est un sujet fascinant. Les appareils photo, les hôtels de luxe et les véhicules climatisés sont autant de remparts que le visiteur bien souvent érige en les niant.

 

« Le touriste ne sauve pas le monde, il n’est pas là pour ça. »

 

tourist 1Julien Blanc-Gras donne des pistes quant à ce que le voyage permet. Quant à ce qu’il permet d’apprendre sur soi. Quant à ce qu’il offre, quand on ne part pas pour de mauvaises raisons. Il y a autant de touristes, et de façons de voyages, qu’il y a d’individus.

 

« Le touriste finit toujours par rentrer chez lui. »

 

Cet album est un très bel objet. En plus des jolies phrases s’y sont cachés des clins d’œil, des patronymes pas tout à fait inconnus, des visages familiers, de ceux qui boivent sans soif, qui voyagent, comme le narrateur, plutôt hors saison, ou qui préfèrent rester au chaud sous les couvertures. (Et puis, dans l’interview déjà, Mademoiselle Caroline parlait de son amour pour la prose de Philippe Jaenada.)

 

Les dessins sont superbes, drôles et justes à la fois, comme toujours avec Mademoiselle Caroline, et les planches donnent à ressentir les lumières, les couleurs, les sensations visuelles des lieux visités de par le monde.

Malgré tout, le récit en lui-même laisse un peu sur sa faim. Les limites des choix que l’adaptation a requis ? Sans doute que pour être rassasié, il faut lire le roman.

 

Editions Delcourt, mars 2015, 208 pages, 23,95 euros

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3 réflexions sur “Touriste, Julien Blanc-Gras & Mademoiselle Caroline

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