Pourquoi écrivez-vous, Alexandre Grondeau ?

Grondeau

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Maître de conférences à l’université Aix-Marseille, docteur en géographie, Alexandre Grondeau publie régulièrement des articles scientifiques dans des revues nationales et internationales.

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Il débute un cercle romanesque intitulé Génération H (éditions La lune sur le toit).

Après un premier tome paru en 2013, le deuxième, Têtes chercheuses d’existence, est paru en mai 2015.

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Pourquoi écrivez-vous ?

J’écris pour parler des gens que j’aime : les décalés, les insoumis, les défoncés, les bons à rien, les doux rêveurs, les gros raveurs, les amateurs de sound system, de teufs, les Grondeauincompris, les galériens, les solitaires, les voyageurs ; ceux qui fument trop, boivent trop, baisent trop, bringuent trop, râlent trop, pleurent trop ; ceux qui vivent sur le fil du rasoir et sont attirés par l’interdit, l’immoral, l’addictif, l’impossible, le dangereux, le déconseillé, bref tous les laissés pour compte de la littérature de salon qu’on retrouve trop souvent sur les présentoirs des librairies.

J’écris donc pour rendre hommage à mes amis, à ma jeunesse, à la jeunesse de France qui ne dort pas mais décide de vivre une existence différente, à son rythme, qui a sa propre manière d’envisager l’avenir et qui veut rester maître de sa liberté, de son autonomie…

Je parle d’eux quand je parle de littérature underground pour présenter Génération H, un cycle de romans que j’ai débuté il y a deux ans et dont le tome 2 sort le 26 mai 2015. Il se veut une sorte de comédie humaine balzacienne avec un grand H et présentée sous psychotropes, totalement barrée mais bien ancrée dans notre douce France, ce pays de tant de transes.

 

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à un aspirant écrivain ?

Je lui conseillerai de vivre intensément, de lire beaucoup et d’écrire tous les jours. L’écriture est un sport de combat de haut niveau. Il faut s’y préparer avec patience et abnégation. Je lui soufflerai aussi de ne pas vouloir être écrivain, mais de ne pas pouvoir être autre chose qu’écrivain. Écrire n’est pas un luxe, écrire est une nécessité qui porte et détruit. C’est la raison pour laquelle il ne faut surtout pas se prendre au sérieux.

 

 

Précédent rendez-vous : Sigolène Vinson

Prochain rendez-vous : Marie-Sabine Roger

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Génération H

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