Dernier été avant l’orage, Françoise Grard

Dernier été avant l'oragePrésentation de l’éditeur :

Charles et Florian sont amis d’enfance inséparables. Jusqu’à Mathilde rien n’a jamais troublé leur entente. Mais cet été, la montagne où ils se retrouvent avec elle leur réserve une terrible mise à l’épreuve. Au détour d’un sentier, tous trois vont vivre la nuit la plus longue de leur vie.

Un été, Florian emmène son ami Charles dans ces montagnes qu’il connaît par cœur, où il va souvent en vacances, où il a ses habitudes. Charles, le Parisien blondinet habitué au confort, enfant gâté, ne sait rien de la montagne. Charles est de ceux à qui tout réussit. Il joue du violon, et il plaît aux filles. Un petit prodige.
Florian est son ami. Charles et lui sont inséparables. En le faisant venir sur son territoire, en lui présentant « ses » montagnes, c’est comme s’il prenait sa revanche : il a, lui aussi, enfin, un moyen d’impressionner son camarade. Un moyen d’évacuer son éternelle jalousie à son égard. Il est fier des massifs, fier des chalets, fier de ses connaissances des lieux.
Connaissances qui font qu’il part sans risque en excursion avec Charles et Mathilde, une vacancière de leur âge rencontrée au village. Mais la volonté de plaire ne risque-t-elle pas d’effacer la prudence ? Florian ne les met-il pas en danger, tous les trois ?
Après cet été, après ces vacances, plus rien ne sera comme avant entre les deux camarades.
Juste avant la rentrée, Florian tente in extremis de rompre le silence et de justifier de ses actes, au fil d’une correspondance électronique, plus souvent monologue que véritable échange, dans laquelle il revient sur ce qui s’est passé et essaye de sauver ce qui reste de leur amitié…
Un petit roman vif et percutant, en forme d’échanges de mails, qui met en scène un moment précis de l’existence où tout bascule et interroge sur la capacité au pardon et sur ce que l’on sait vraiment de ses amis, loin de tout sensationnalisme et de toutes révélations fracassantes.

Editions Oskar, 2015, 72 pages, 6 euros

A LIRE AUSSI SUR SOPHIELIT :

Toute la rubrique jeunesse

Au fil des pages :

« En cinquième, la moitié des garçons joue encore aux Playmobil. L’autre regarde les filles. » (page 15)

« La faim se supporte, mais la soif a un goût de mort. » (page 34)

« Pour grimper, la force suffit. Pour descendre, il faut une vigilance de chaque instant. » (page 38)

« Le paysage est méconnaissable quand on le prend à rebours. » (page 39

« Le talent rachète-t-il les torts ? » (page 40)

« Plus je me sens coupable, plus ça m’arracherait la bouche de le reconnaître. » (page 50)

« L’important, ce n’est pas l’erreur. C’est la rapidité avec laquelle on la répare. » (page 64)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s