Au feu, Gilda !, Géraldine Barbe

Présentation de l’éditeur :

au feu gilda2« Gilda, 40 ans, fraîchement divorcée, vit seule avec son fils Trévor une semaine sur deux. Ces derniers temps, son kiff serait de zoner à peu près toute la journée et de manger du sorbet le soir en regardant une bonne série américaine, projet mis à mal par la réalité sociale. En vérité elle est bouleversée par sa séparation récente, elle a envie de souffler, et surtout de profiter du seul bon côté de la garde partagée, il y en a assez de mauvais, calmez-vous, à savoir la possibilité de faire ce que l’on interdit fermement de faire à ses enfants. »

Coup de foudre avorté, rendez-vous à Pôle Emploi, bières en terrasse, fantasmes et parties de jambes en l’air, exaltation et désespoir : la fantasque Gilda passe tout au tamis de son regard loufoque. Car, pour reprendre sa vie en main, elle a décidé de se lancer dans le récit de l’idylle parfaite… et d’en faire ses choux gras !

 

 

Gilda cumule : elle est amoureuse et écrivain. Deux handicaps dont elle veut faire une force. Elle boit du champagne pour donner des airs de fête à sa misère affective et remplit son agenda de la compagnie d’Emmanuel, avec qui c’est « tout pour le meilleur, rien pour le pire ». Emmanuel incarne le réel vs l’homme au bonnet, le fantasme, cet homme qui emmène sa fille à l’école quand Gilda y mène son fils.

Mais pour Gilda, rêveuse et idéaliste, qui distingue l’amour de « l’usage pratique qu’il peut parfois avoir (fabrication d’enfant, logement, partage des courses, tremplin, tranquillité, entreprise, famille, réseau, standing) », le réel est-il vraiment une option inenvisageable ?

 

Dans ce roman bref et fantasque, Géraldine Barbe s’amuse des précarités – professionnelle, amoureuse, familiale – qui sont le lot d’un personnage qu’on devine sans mal inspiré de l’auteur. Des tribulations narrées avec humour et lucidité, une double mise en abyme puisque Gilda est déterminée à sauver sa maison d’édition de la faillite avec son prochain roman, qui met en scène le personnage de Gilda, et un roman qui interroge l’autofiction sur un ton léger : Au feu, Gilda ! est une friandise qui réchauffe l’hiver.

 

La brune au Rouergue, février 2016, 144 pages, 14,80 €

 

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Étincelles :

 

« En vérité, être soi-même le matin entre 8h15 et 8h30 un enfant à la main et un cartable dans l’autre devant un homme à séduire se révèle un terrible pour ne pas dire insurmontable défi. » (page 34)

« Il est évident que Gilda est prête à se sacrifier totalement sur l’autel de la littérature. » (page 42)

« Les déclarations d’amour ne doivent pas rester confidentielles, elles doivent se hurler à la nuit. » (page 63)

« Une fille ne doit jamais faire le deuxième pas. » (page 71)

« Un bon copain doublé d’un bon coup moi j’appelle ça un amoureux. » (page 73)

« Si on veut écrire sans courage, si on veut ne pas affronter sa honte, alors on n’écrit pas. » (page 79)

« Écrire peut être une façon de vivre et de rêver en même temps. » (page 90)

« Parfois, quand son fils est chez son père, Gilda se retrouve en panne d’existence. » (page 104)

« L’amour n’est pas un sentiment mais plus probablement un muscle à entretenir. » (page 104)

« L’amour pour moi c’est être habité par l’autre sans avoir le sentiment d’être ni piégé ni assiégé. » (page 116)

« L’amour est partout, c’est une question de sillage. » (page 123)

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Une réflexion sur “Au feu, Gilda !, Géraldine Barbe

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