J’ai toujours ton cœur avec moi, Soffía Bjarnadóttir

Présentation de l’éditeur :

jaitoujourstoncuravecmoiplat1-l-572127Phénix excentrique tant de fois ressurgi de ses cendres, Siggý n’est plus. Elle qui n’a jamais été là pour personne a légué à sa fille Hildur son mal étrange et une petite maison jaune sur l’île de Flatey.

Une lettre de sa mère pour seul viatique, Hildur s’embarque vers ce point minuscule perdu dans l’océan. Avec pour ange tutélaire l’homme aux yeux vairons. Et une foule de souvenirs sans pareils – les extravagances de Siggý et de son voisin Kafka, les mantras de grand-mère Láretta contre les idées noires, l’appel des phoques sacrés ou les fantômes de la rue Klapparstígur… Qui tous portent la promesse d’une singulière renaissance.

Comme une consolation venue d’ailleurs, J’ai toujours ton cœur avec moi est la belle chronique de ces quelques jours sans boussole – mélancolique, insolite et décalée.

 

Hildur enterre l’auteur de ses jours. Mais la mort de Siggý, sa « maman qui jamais n’endossa le rôle de mère », que l’on peut croire alcoolique quand elle n’est qu’ « ivre de naissance », est l’occasion de convoquer souvenirs et fantômes, sur une petite île au large de cette grande île qu’est l’Islande.

Tout en marchant sur les traces de Siggý en ce lieu qu’elle découvre, Hildur raconte d’une façon toute personnelle « comment le sang circule entre les jours. Entre les années. Entre les hommes année après année », comment s’écoulent les existences.

 

De l’enterrement à l’appropriation de cette maison que sa mère lui a léguée, Hildur égrène les films diffusés dans le vieux cinéma de son esprit, les souvenirs qui sont des boules dans la gorge. Elle entraîne le lecteur dans une balade placée sous le signe de l’onirisme, s’interrogeant sur les moyens que chacun trouve pour se libérer de sa toile d’araignée.

Sommes-nous tous fatalement bipolaires ?

 

La langue de Soffía Bjarnadóttir, dont J’ai toujours ton cœur avec moi est le premier roman, ressemble à une mer calme et opaque qui contient des perles. Elle attire, fascine et conserve une part de mystère. J’ai toujours ton cœur avec moi est un roman inclassablement beau.

 

traduit de l’islandais par Jean-Christophe Salaün

Éditions Zulma, janvier 2016, 144 pages, 16,520 euros

 

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 Au loin :

« Les montagnes aussi peuvent mourir. » (page 12)

 

« Chaque espèce animale peuplant ce monde est condamnée à s’éteindre un jour. Nous faisons juste partie de cette petite portion qui continue d’occuper l’arche. » (page 18)

 

« La liberté est peut-être un malentendu. » (page 39)

 

« Les rêves produisent des souvenirs. » (page 44)

 

« Les coups de tête peuvent avoir de graves conséquences. » (page 60)

 

« La chute ne prévient pas. » (page 62)

 

« Si seulement j’avais pu naître dans un film de Woody Allen. » (page 67)

 

« Chaque rayon de soleil s’accompagne d’une ombre. » (page 72)

 

« Je suis cette ombre qui éclaire. » (page 87)

 

« La mer chante comme le cœur d’une tragédie grecque. » (page 105)

 

« Vaut-il mieux perdre la raison au bout du monde ou dans un sauna en Finlande ? » (page 108)

 

« La sobriété est parfois parente de la magie. » (page 120)

 

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