Pétronille, Amélie Nothomb

Présentation de l’éditeur :

Petronille« Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans. »

 

Pétronille, c’est l’écrivain Stéphanie Hochet, amie de l’auteur. Amélie Nothomb n’en fait pas mystère, ni dans la transparence des titres de romans qu’elle prête à ladite Pétronille (de Moutarde douce devenu Vinaigre de miel à Combat de l’amour et de la faim mu en Aimer le ventre vide), ni dans les interviews données lors de la parution du roman.

Qu’est-ce que cela fait d’être un personnage de roman ? Là n’est pas la question (mais comme la réponse nous intéresse tout de même, Stéphanie Hochet y répondra bientôt ici).

Ce qu’Amélie Nothomb met avant tout en scène, c’est la rencontre de deux femmes, de deux écrivains qui n’ont à peu près que les lettres en commun. Pour la belge Amélie Nothomb, Pétronille, issue d’une famille militante de gauche, incarne une certaine idée de la France prolétaire.

L’écrivain à succès se cherchait une compagne d’ivresse, elle trouvera bien plus que cela en la personne de Pétronille. Qui des deux encanaillera le plus l’autre ?

De Paris à Londres, où se joue une inoubliable rencontre entre Nothomb et la styliste Vivienne Westwood, Amélie et Pétronille font connaissance, cependant que se réduit la distance respectueuse qui existait entre elles… Tout cela ne peut que mal se terminer.

 

Ce roman court et entraînant, le vingt-troisième publié par Amélie Nothomb, propose aussi une passionnante réflexion autour de l’ivresse, parfaitement assumée par l’auteur dont le goût pour le champagne, cet or liquide, n’est plus un secret depuis longtemps.

Pétronille est un franc divertissement qui plaira particulièrement à ceux qui aiment à découvrir les coulisses de ce milieu fascinant dans lequel évoluent les « gendelettres »…

Albin Michel, 2014, 180 pages, 16,50 €

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Sang d’encre

 

 

Extraits :

 

« Boire au hasard ne mène nulle part. » (page 7)

 

« Une idée est d’abord quelque chose que l’on voit. » (page 13)

 

« Le réel s’empresse toujours de vous montrer à quel point vous manquez d’imagination. » (page 63)

 

« Le hasard est une justice digne de ce nom. » (page 79)

 

« Je crois au génie de l’enfance. » (page 91)

 

« Ce qui n’a jamais été fait n’est ni légal ni illégal. » (page 101)

 

« Les grands sentiments ont besoin de combustible. » (page 126)

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6 réflexions sur “Pétronille, Amélie Nothomb

  1. J’ai détesté ce roman, que j’ai trouvé extrêmement plat. Je n’ai d’ailleurs pas été convaincue par toute l’exploration de l’ivresse non plus 😦

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