Les mijaurées, Elsa Flageul

Présentation de l’éditeur :

Les mijauréesEn 1992, Lucile et Clara entrent en quatrième dans le même collège parisien. Parce qu’elles se sentent différentes des autres, elles vont se rapprocher, jusqu’à devenir inséparables. Les années 1990 s’achèvent, un nouveau siècle voit le jour, et Lucile et Clara cherchent à se faire une place dans ce monde qui ne les attend pas et que la crise et l’arrivée du sida fragilisent. Leur duo, aussi incandescent, aussi amoureux que le sont les amitiés adolescentes, est une armure pour se jeter dans ce siècle tout neuf, pour découvrir l’amour et s’inventer une vie qu’elles imaginent ensemble, toujours. En 2001, les tours jumelles s’effondrent, la vie est là, avec ses échardes, avec ses blessures, avec la maladie, la passion, la mort, avec aussi parfois des rêves qui se réalisent… Lucile et Clara, ensemble, oui, mais jusqu’à quand et, surtout, comment ?

 

A treize ans, Clara tombe en amitié pour Lucile. La petite brune et la grande blonde deviennent inséparables. Chaque été les vacances en Suède, dans la famille de Lucile, amènent une apaisante distance à un quotidien où l’émotion l’emporte souvent. L’adolescence est un âge qui se porte à fleur de peau.

La vie passe, Lucile est toujours dans la vie de Clara- et réciproquement. Leur amitié est de celles qui résistent à tout. Mais cela existe-t-il vraiment, une amitié qui résiste à tout ? Ne se trouve-t-il pas dans chacune une chose, grande ou minuscule, qui peut la faire vaciller ?

 

En quelques longs chapitres qui sont autant d’épisodes-clés du parcours de ses héroïnes, Elsa Flageul raconte l’amitié à l’épreuve de la vie. Elle brosse le portrait de deux meilleures amies que les différences rapprochent et que les points communs pourraient bien éloigner. La narratrice déverse un flot de pensées dont l’auteur fait des phrases qui s’enroulent les unes dans les autres en une irrésistible spirale qui happe le lecteur.

Le sujet comme le traitement sont passionnants. Ce roman d’apprentissage rejoint ceux qui cernent au plus juste l’essence de l’amitié, sentiment aussi complexe, sinon plus, que cet amour dont la littérature si souvent s’empare. Et donne très envie de découvrir les autres livres de la romancière Elsa Flageul.

 

Éditions Julliard, février 2016, 238 pages, 18,50 €

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Chuchotements :

 

« On redoute si souvent le malheur qu’une fois qu’il est là, quelque chose en nous se détend : une fois qu’on est dedans, on en a moins peur. » (page 133)

 

« Écrire est devenu mon nouvel amant. » (page 173)

 

« Les gens qui vous aiment sont les moins bons juges de ce que vous écrivez, ils s’y cherchent et fatalement ils s’y trouvent. » (page 174)

 

« Ses silences étaient plus violents encore que des paroles. » (page 218)

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