Perdre le nord, Basile Panurgias

perdre le nordPrésentation de l’éditeur :

C’est à Paris qu’il fait la connaissance de Mette, riche héritière danoise. Éprise de l’écrivain paumé, elle va le soutenir. Jusqu’à ce que, lasse de ses éternels doutes, elle reprenne le chemin de Copenhague avec leur fille. Exilé à Bruxelles, il se console dans les bras d’une jeune étudiante. L’ennui le guette pourtant. Il lui est apparemment aussi difficile de s’engager affectivement que de trouver un éditeur. La rencontre inopinée avec Noël Cluzat, directeur de la maison du même nom, est-elle une aubaine ?

Des mondains germanopratins aux losers de la capitale belge, de petits boulots en grandes désillusions, Perdre le nord est la chronique caustique du vagabondage d’un auteur en quête de sens aux prises avec un monde de l’édition sans pitié.

 

Le narrateur peine à être publié. Mais le grand éditeur rencontré à l’occasion d’un cocktail mondain semble s’intéresser à lui pour la demoiselle qu’il avait à son bras davantage que pour ses écrits… La déception peut-elle se révéler un bon moteur pour écrire ? Navigant entre le Danemark tempéré, la France méditerranéenne, sanguine et excessive, et la Belgique retranchée, le narrateur s’accroche à cette idée.

Aussi attachant qu’agaçant, le narrateur tente de se maintenir la tête hors d’une eau éditoriale peuplée d’anguilles et de requins. Entre manipulation et théorie du complot, déchéance annoncée et illusions perdues, il entraîne le lecteur dans une balade à travers l’Europe du nord qui pourrait bien le perdre.

Ce roman qui souligne que l’amour peut se révéler un fort mauvais mécène se lit d’une traite. La vision caricaturale du milieu germanopratin de l’édition n’enlève rien au plaisir que l’on a à accompagner le narrateur dans ses (més)aventures et à découvrir que les autres, souvent, se jouent de lui. Un rien grinçant, Perdre le nord  s’avère être un divertissement fort rafraîchissant.

 

Éditions Héloïse d’Ormesson, avril 2016, 208 pages, 18 euros


Sept phrases :

 

« Le pouvoir érotique d’une femme surgit quand on se sépare. » (page 37)

 

« Le faux devient parfois le vrai. » (page 53)

 

« Le château de mes cartes s’était écroulé depuis longtemps. » (page 97)

 

« Le manque d’oreille, c’est ce qu’il y a de pire quand on veut écrire. » (page 111)

 

« Dans le jeu de la séduction, l’objet du désir devient parfois accessoire. » (page 113)

 

« Pour les artistes, c’est tous les jours vendredi. » (page 165)

 

« Le doute, c’est la clef d’un bon roman. » (page 175)

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