Pour qui écrivez-vous, Marie Vareille ?

Vareille

Née en 1985, Marie Vareille est l’auteur de deux romans pour adultes : Ma vie, mon ex, et autres calamités (City Editions, 2014) et Je peux très bien me passer de toi (Charleston, 2015).

En mai 2016 est paru le premier tome d’une trilogie qu’elle destine à la jeunesse : Elia, la passeuse d’âmes (Pocket Jeunesse).

 

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Vous qui avez d’abord publié en littérature générale, comment êtes-vous arrivée à la littérature jeunesse ?

Je n’ai jamais commencé un roman en me disant “je vais écrire de la littérature adulte” ou “je vais écrire de la littérature jeunesse”.

elia,-la-passeuse-d-ames-739634-250-400Je ne sais pas trop, je n’ai jamais commencé un roman en me disant “je vais écrire de la littérature adulte” ou “je vais écrire de la littérature jeunesse”. En général, ce sont les personnages qui sont au début d’une histoire que j’ai envie de raconter. Quand j’ai commencé à penser à “Elia, la passeuse d’âmes”, adolescente rousse dans un monde où tous les roux avaient disparu, je me suis assez naturellement retrouvée à écrire un roman jeunesse, pour la simple et bonne raison que mon héroïne avait 16 ans.  Je me suis posé la question de vieillir le personnage :  une adolescente dont le rôle est d’euthanasier les gens devenus inutiles ou dangereux dans une dictature, est-ce que ce n’était pas un sujet “adulte” ? Et puis, j’ai décidé de garder l’histoire comme elle m’était venue, en réalité je pense que n’importe quel sujet peut être présenté à des adolescents, à condition d’adapter un peu l’écriture. 

Je pense que n’importe quel sujet peut être présenté à des adolescents, à condition d’adapter un peu l’écriture. 

 

Littérature générale et littérature jeunesse : pour qui écrivez-vous ?

Je crois que très égoïsVareille Charlestontement je n’écris jamais que pour moi 😉 Je dois ressentir une nostalgie de l’adolescence qui fait que les personnages d’adolescents, même dans les romans adultes, m’ont toujours intéressée. Quel que soit le public, j’essaye d’avoir une écriture simple et claire accessible à tout le monde. Je pense que la différence entre la littérature jeunesse et adulte tient beaucoup à la subtilité de certains symboles. Mais même un roman ado peut avoir une double lecture : une lecture littérale de l’histoire, de l’intrigue et des personnages et une lecture plus symbolique. Dans “Elia, la passeuse d’âmes”, indépendamment de la question de l’intrigue, il y a un parallèle à faire avec l’absence de liberté de pensée dans la société d’aujourd’hui. Dans un roman adulte je ne l’aurais peut-être pas précisé aussi clairement que ne l’ai fait dans Elia, où un personnage l’énonce littéralement. Après je dois avouer que, sans doute à tort, je me pose peu de questions. Je m’en poserais plus si j’écrivais pour les moins de douze ans, mais pour un roman ado, je pars du principe qu’après 13 ans, on a un niveau de lecture suffisamment avancé pour lire indifféremment de la littérature adulte ou jeunesse.
Pour répondre à ta question sur la suite, je continuerai d’écrire en adulte et en jeunesse en fonction des histoires que j’ai envie de raconter, en revanche une fois que j’aurais terminé la suite et la fin d’Elia, la Passeuse d’âmes, j’ai envie de revenir vers le contemporain. 

 

Précédent rendez-vous : Jean-Philippe Blondel

Prochain rendez-vous : Valentine Goby

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