« (Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire » : le roman d’un premier roman

Pelerin

(Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire, le premier roman de Stéphanie Pélerin, est paru au printemps chez Mazarine, une marque des éditions Fayard.

Stéphanie revient sur l’aventure de ce premier livre..

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Comment est né (Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire ?

Pour être tout à fait honnête, j’ai toujours pensé que l’écriture n’était pas pour moi, que je n’avais rien à raconter. Et puis une amie m’a encouragée à tenter un concours organisé par les éditions Harlequin. J’ai eu envie de parler d’une jeune femme qui se fait plaquer à la trentaine : ses angoisses, sa perplexité face aux nouvelles techniques de séduction mais qui permette aussi de réfléchir, sur un ton léger, sur la place de la femme dans la société.

J’ai toujours pensé que l’écriture n’était pas pour moi, que je n’avais rien à raconter.

J’ai écrit la première version en trois semaines, une nouvelle longue d’environ la moitié de l’histoire telle qu’elle existe aujourd’hui. J’ai du mal à évaluer le temps total d’écriture par contre. Je dirais trois mois en tout, en sachant que ce n’était pas une activité à plein temps. Il m’a fallu trois versions si on considère que j’ai étoffé le texte de départ une première fois et qu’on a ensuite repris pas mal de choses avec l’éditrice.

jeune jolie celibataireDans l’ensemble, c’est l’enthousiasme qui a dominé mon état d’esprit. J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce texte, je me suis beaucoup amusée. Je ne pensais sincèrement pas qu’il trouverait un éditeur donc je n’avais pas réellement de retenue. La première version avait été lue et pointée par la même personne qui m’avait signalé le concours. Elle avait beaucoup ri, ce qui m’avait beaucoup encouragée. Une autre amie m’a beaucoup accompagnée sur le travail de la deuxième mouture et c’est important d’avoir un regard extérieur.

J’ai renvoyé le texte à Harlequin mais il n’a pas convaincu le comité de lecture. Je l’ai envoyé aux Éditions Charleston qui m’ont fait une proposition très vite. Puis à Alexandrine Duhin chez Fayard qui m’a également répondu très vite. Le choix a été très compliqué car j’avais eu un très bon contact avec les deux éditrices.

Ce qui a le plus changé concerne la psychologie du personnage, je trouve. Mon éditrice m’a beaucoup guidée pour donner de l’ampleur à Ivana et à ce qu’elle traversait. Nous avons été épaulées par des « lectrices-test » qui ont également été très précieuses car au bout d’un moment, on n’est plus lucide sur son propre texte.

En ce qui concerne la couverture, c’est un choix de la maison d’édition. Je la trouve jolie et colorée ; je pense qu’elle a le mérite d’attirer l’œil du lecteur potentiel. J’avais juste un peu peur qu’elle coince définitivement mon roman sous l’étiquette « roman de plage » et le condamne à disparaître après l’été. L’avenir nous le dira.

J’ai eu beaucoup de mal à réaliser que toute cette aventure m’arrivait à moi.

J’ai eu beaucoup de mal à réaliser que toute cette aventure m’arrivait à moi. Mais j’ai toujours du mal à m’approprier vraiment les choses que je réussis. Je pense n’avoir commencé à réaliser que le jour où j’ai tenu le premier exemplaire entre mes mains. Alors là, oui, j’ai été submergée par l’émotion. Quelle joie, quelle chance que ce qui m’arrive.

J’ai eu un premier sursaut pendant lequel j’ai eu très peur que ce roman ne plaise pas, j’ai presque souhaité que le roman ne sorte pas. Pour l’instant, la plupart des gens qui se sont exprimés à son sujet l’ont fait avec beaucoup d’enthousiasme. Donc j’ai recommencé à dormir, rires. Maintenant, pour être honnête, j’espère qu’il va se vendre. Mais cela ne dépend plus de moi. Je profite des bonnes choses : quelques interviews, quelques signatures, des mots de lecteurs ravis.

J’espère maintenant qu’il y aura d’autres romans. J’ai plusieurs projets dont deux qui me titillent plus que les autres. J’ai jeté sur papier le premier chapitre de l’un d’entre eux et j’ai rassemblé beaucoup de matériau pour l’autre. Cet été devrait être consacré à l’écriture. Pour la suite, tout dépendra de l’intérêt éditorial que cela pourra susciter. Rien n’est jamais gagné d’avance.

 

Prochain rendez-vous : Aurore Bègue

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