Je vais m’y mettre, Florent Oiseau

Présentation de l’éditeur :

JE-VAIS-MY-METTRE--tt-width-326-height-468-lazyload-0-crop-1-bgcolor-ffffffFred, la petite quarantaine, surfe sur l’écume des jours. Après des années à enchaîner jobs alimentaires et périodes de chômage, il a renoncé à faire carrière. Il passe désormais ses journées à dormir, manger des Knacki devant les émissions de Sophie Davant et boire des demis au bistrot du coin en attendant l’amour.

Jusqu’au moment où il découvre qu’il arrive en fin de droits, et que ses maigres allocations disparaîtront bientôt. Il n’a plus le choix : il doit s’y mettre. Un emploi salarié ? Il n’en trouvera pas. Mais des ennuis, oui. Fred, par paresse ou naïveté, a une fâcheuse tendance à se laisser glisser dans les embrouilles…

De Paris à Malaga, Je vais m’y mettre nous embarque pour une série d’aventures drolatiques en compagnie d’un personnage aussi attachant que désabusé. Une comédie d’aujourd’hui où, derrière les éclats de rire, se dessine le devenir de la génération précaire.

 

Fred a un humour bien à lui. Quand une fille se plaint qu’on ne peut rien construire avec lui, il répond qu’il n’est pas maçon. Il espère trouver dans le vin qu’il boit le sens de sa vie, les solutions à ses problèmes et les réponses à ses questions. Définitivement incompatible avec le monde du travail, il préfère être pauvre que fatigué – mais il ne crache pas sur de grosses rentrées d’argent qui vont lui permettre d’acheter de quoi boire pour des années. Comme il dit, « à chacun ses compétences ».

Et c’est là que les ennuis commencent. En voulant gagner plus gros, Fred se met en danger, et pour sauver sa peau il devra fuir jusqu’au décor de sa petite vie…

J’ai essayé de réfléchir un moment sur ce que je pourrais faire de ce pognon mais je n’ai pas trouvé, du coup je me suis ouvert une bouteille, j’étais sur une piste.

Ce premier roman est férocement drôle, d’un humour lucide et empreint de cynisme. Car ce que vit le narrateur est triste à pleurer. Pourtant Florent Oiseau parvient à faire rire lorsque la situation ne s’y prête pas, et à rendre haletant un quotidien qui est tout sauf cela. L’ombre de Jaenada plane sur son roman – précisions digestives en sus.

Et on embarque avec Fred pour des aventures en arrière-plan desquelles se dessine une société peu attrayante – les marges sont plus palpitantes que le cœur – et qui ne laisseront personne indemne. Surtout pas le lecteur, qui vient de découvrir un écrivain.

 

Allary éditions août 2016, 220 pages, 17,90€

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Instantanés :

 

« Les soucis de dernière minute ne se pointent jamais en avance. » (page 34)

 

« Ça ne sert à rien d’être le plus riche du cimetière. » (page 49)

 

« Je ne suis jamais aussi intelligent qu’au mois de novembre. » (page 99)

 

« J’étais trop intelligent pour être courageux. » (page 145)

 

« Je tenais mieux l’alcool que l’amour. » (page 197)

 

« Les assassins peuvent faire d’excellents professionnels de la restauration. » (page 206)

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2 réflexions sur “Je vais m’y mettre, Florent Oiseau

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