« Je vais m’y mettre » : le roman d’un premier roman

Florent Oiseau

 

 

Je vais m’y mettre, le premier roman de Florent Oiseau, 25 ans, paraît en cette rentrée littéraire aux éditions Allary.

Avec l’humour qui caractérise son livre, il nous a fait partager, il y a quelques semaines, le roman de ce premier roman.

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Comment est né Je vais m’y mettre ?

J’ai commencé ce roman suite à l’échec retentissant de mon premier manuscrit, refusé par toutes les maisons d’édition de France et de Navarre – à juste titre, soit dit en passant. Initialement, je voulais en faire une nouvelle et la proposer à des concours rémunérés pour m’acheter des rideaux. Et puis au bout de dix pages, j’ai eu l’impression de tenir un truc, alors j’ai continué. Mais je n’ai toujours pas de rideaux, ce qui m’oblige à fermer les volets 22h/24.

Au bout de dix pages, j’ai eu l’impression de tenir un truc, alors j’ai continué.

En fait, j’ai mis un an pour écrire la moitié de ce roman. Et cette moitié je l’ai envoyée aux éditions Allary, prétextant que la deuxième partie du livre était en cours d’achèvement, alors qu’elle n’était, en réalité, pas commencée. A ma décharge, je ne m’attendais pas à avoir un retour positif. Du coup, quand j’en ai reçu un de la part de la présidente du JE-VAIS-MY-METTRE--tt-width-326-height-468-lazyload-0-crop-1-bgcolor-ffffffcomité de lecture, j’ai dû me mettre au travail et j’ai pondu la deuxième partie en quatre semaines. Mon éditeur a donné son feu vert, malgré une première fin moyenne. J’ai signé mon contrat, mangé un risotto aux gambas avec la conseillère éditoriale (grande dame de l’édition s’il en est) et j’ai ensuite retravaillé le manuscrit pendant six mois. Surtout la fin.

J’ai signé mon contrat, mangé un risotto aux gambas avec la conseillère éditoriale et j’ai ensuite retravaillé le manuscrit pendant six mois.

Le texte n’a pas tellement changé, en fait. J’ai la chance d’avoir un éditeur qui me laisse très libre, et il n’a pas tellement touché à l’histoire. Sans fayoter, les changements proposés ont toujours amélioré le récit, mais ne l’ont jamais franchement modifié. Pour la couverture, j’ai suivi ça d’assez loin. C’est un tableau de Nigel Van Wieck, et je l’aime vraiment beaucoup. Le personnage me rappelle quelqu’un. Les couleurs ont l’amertume et la nostalgie du personnage, je trouve.

En toute franchise, je ne réalise pas trop ce qu’il m’arrive.

Le roman ne sort que dans deux mois, mais en toute franchise, je ne réalise pas trop ce qu’il m’arrive. C’est assez incroyable. J’ai mangé un risotto aux gambas sur les Champs-Élysées, dédicacé des livres pour des journalistes dont la ganache passe à la télé. Nicole et Guillaume s’occupent bien de moi, comme toutes les autres personnes qui travaillent chez Allary. Que des filles en plus, je suis ravi.
Un deuxième roman, oui, je l’espère. Mais pour le moment, la priorité, ce sont mes rideaux.

 

Précédent rendez-vous : Caroline Michel

Prochain rendez-vous : Gavin’s Clemente Ruiz

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